‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 26 sur 583 · II. 0,35. - L. 0, 27. — T. - Fig. de 0, 2i · texte numérisé non relu

II. 0,35. - L. 0, 27. — T. - Fig. de 0, 2i

A gauche, la duchesse, assise dans un fauteuil, caresse un chien qqi est devant elle. A droite, François I er et Charles-Quint debout, ce dernier vu de dos..

Acquis en 1849 à la vente de JI. A. Mosselinan pour la somme de 6,700 fr.

BOliCHEll (François), peintre, graveur, né à Paris en 1704, mort dans la même ville le 30 mai 1770.

Boucher était fils d’un dessinateur de broderies et n’eut en quelque sorte point de maître, car il ne resta chez le Moine que trois mois. Après avoir quitté son atelier, il vint demeurer chez le pèie de L. Cars, le graveur, qui faisait commerce de thèses et l’occupa à dessiner des compositions pour des planches qu'il donnait ensuite à graver. Il lui accordait, pour ce travail, le logement, la table et 60 livres par mois, ce que Boucher estimait une foi tune. En 1721, il exécuta des dessins et des vignettes pour VBistoir» de France de Daniel, qui parut en 1722. SI. de Julienne, dont il lit la connaissance, voulant reproduire par la gravure les dessins de Watteau, en confia un assez grand nombre à sa pointe légère et spirituelle. Il le payait à raison de 2£i livres par jour. Boucher remporta le premier prix à l’Académie en 1725. LcsujetduconcoursétaitEvilmc Rodack, fils «successeur de Nabucliodonosor, délivrant des chaînes Joachim, que son père tenait caplifdepuis dix-sept ans ; mais il ne put obtenir le brevet de pensionnaire du roi pour aller à Rome, brevet qui, à cette époque, n’étaitguèrc accordé qu'aux protégés du duc d’Antin. Il fit néanmoins le voyagcd’Italie à ses frais et en compagnie de Carie van loo. Après une absence' de dix-huit mois, il revint à Paris en 1731, fut agréé à l’Académie la même année clreçu académicien le 30 janvier 17.34, sur un tableau représentant Renaud aux pieds d’Armidc (n“ 23). On le nomma adjoint à professeur le 2 juillet 1735, professeur le 2 juillet 1737, adjoint 5 recteur le 29 juillet 1752, recteur le 1 er août 1761, et directeur le 23 août 1765. A la mort de Carie van l.oo, il lui succéda comme premier peintre du roi, aux appointements de 6,000 fr., et fut attaché à la Manufacture de tapisseries de Beauvais. Enumérer la quantité de tableaux de toutes dimensions exécutés pendant sa longue carrière serait impossible ; il a abordé tous les genres : sujets religieux, mythologiques et de fantaisie, paysages, animaux, décorations pour le tpéâlre de l’Opéra, dessus de porte, trumeaux, plafonds, panneaux de voiture et modèles pour des tentures de tapisserie. Quoique homme de plaisirs, il consacra tous les jours, jusqu'à la fin de sa vie, dix heures au travail, et secondé par une imagination brillante, par une incroyable facilicité d’exécution dont il abusa, il laissa une œuvre immense oh les dessins, suivant sa propre estimation, s’élèvent à plus de di x tnille.Ses ouvrages, qui eurent une vogue prodigieuse, furent, pour la plupart, gravés par les habiles artistes du XVIII e siècle. A la suite d’une de ces révolutions de la mode, trop fréquentes dansles beaux-arts, ils tombèrent bientôt, après sa mort, dans un discrédit complet. Les noms de Foucher et de van Loo devinrent, en quelque sorte, un terme de mépris, une appellation injurieuse que la critique appliquait aux artistes dont les œuvres n’exhalaient pas

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