‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 282 sur 583 · Une halte de chasse · texte numérisé non relu

Une halte de chasse

H. 2, 22. — L. 2, 80. — T. — Fig. de 0, 70.

A l’ombre d'un groupe d’arbres élevés, des seigneurs et trois dames de la cour de Louis XV ont mis pied à terre pour déjeuner sur l’berbe. Des laquais en livrée font le service. A gauche, au premier plan, l’un d’eux, vu de dos, ouvre un grand collre, tandis que près de lui, un nègre porte un panier de vin. De l’autre côté, un mulet richement caparaçonné, que l’on débarrasse de ses bagages, et deux chiens. Dans le fond, des chasseurs à cheval arrivant au rendez-vous. — Signé : Carte Vanloo 1737.

Collection de Louis XV. — Ce tableau, exposé au salon de 1737, était cintré en haut et en bas, et avait été peint pour les petits appartements du château de Fontainebleau, oit il parait être resté jusqu’à la première Révolution. Un état des peintures et sculptures en dépôt à ce château, daté du 17 prairial an U (5 juin 179i), le cite parmi les tableaux qui n’avaient pas été trouvés ussez beaux pour être conservés, et dont une grande partie déjà avait été rendue avec le n obilicr. Cependant, échappé à cette vente avec quelques autres, oubliés sans doute, il resta dans les magasins des bâtiments de Fontainebleau jusqu’en 18â0, époque à laquelle il y fut retrouvé parmi d’anciennes boiseries. Rapporté aussitôt au Louvre, on le rentoila pour être placé aux 1 uilcries dans les appartements de M. le duc de Nemours, et c’est après 18âS qu’il prit place dans les galeries du Musée. Une note de cet étal de 179â, dont on vient de parler, dit que a l’on voyait autrefois dans ce tableau le portrait de Louis XV et celui des trois sœurs MM** de Châteauroux, de Mailly et Flavacourt, et que ce n’est que depuis que le roi ne vécut plus avec ces femmes que la tête de Louis XV fut changée. » Cette tradition ne parait pas justiliée par les trois têtes de femmes, qui n’ont pas le caractère des portraits de van Loo, mais plutôt celui de ses têtes de fantaisie; et ne se pourrait-il pas que cette note ait été mise alors pour sauver cette peinture en cherchant à lui donner un intérêt historique ?

330. Portrait de Marie Leczinska, reine de France, née en 1703, morte en 1768.

La reine est représentée debout, de trois quarts tournée à gauche, devant une console sur laquelle on voit une couronne, un buste de Louis XV et un vase de cristal garni de fleurs. Elle tient un éventail d’une main

LOO (Louis-Michel van). 209

et une branche de jasmin de l’autre ; elle porte par-dessus sa robe, brodée à grands ramages, un manteau de yelours bleu , semé de fleurs de lis et doublé d’hermine. Sur le devant du tableau, un petit chien accroupi portant un nœud de ruban rose au cou. — Signé, sur l’épaisseur de la table de la console : Carie Vanloo.

Collection de Louis XV. — Ce portrait, peint en 1747, fut exposé au salon de cette année. « La tête a été faite d'après celle du pastel de Latour pour épargner à la reine la peine de poser. » ( Lettres sur le salon de 1747, p. 23.)

LOO (Louis-Michel van), né à Toulon en 1707, mort à Paris le 20 mars 1771.

Il était fils et élève de Jean-Baptiste vân Loo et obtint le premier prix à l’Académie en 1725 ; le sujet du concours était Moïse foulant aux pieds la couronne de Pharaon. Après avoir étudié à Rome, il revint 4 Paris, fût reçu académicien le 25 avril 1733, sur un tableau inscrit sous le numéro suivant, adjoint 4 professeur le 2 juillet 1735, et mis en 1745 au rang des anciens. Le succès qu’il obtint avec ses portraits du comte de Maurepas et du duc de Gèvres, le détermina S s’attacher plus spécialement à ce genre. Après la mort de Ranc, le roi d’Espagne l’appela pour remplacer cet artiste dans la charge de premier peintre. Philippe Vlui donnade nombreuses marques d’estime, et lui fit obtenir du roi de France, le 23 avril 1748, le cordon de Saint-Michel. Revenu 5 Paris quelques années après la mort de Philippe, il fut recherché à la cour, et fit le portrait de Louis XV, vêtu des habits de l’ordre du Saint-Esprit et du manteau royal. Il succéda 4 son oncle Carie van Loo, comme directeur de l’école royale des élèves protégés. U a exposé aux salons de 1753, 1755, 1757, 1759, i761. 1763, 1765, 1707 et de 1769.

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