‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 285 sur 583 · Un temple en ruine · texte numérisé non relu

Un temple en ruine

H. 1, 62. — L. 1, 30. — T. — Fig. de 0, 12.

Des colonnes d’ordre corinthien supportent des portiques à arcades. Au premier plan, gisent par terre des fragments de chapiteaux, de colonnes et d’entablements. Au second plan, à droite, une femme, ayant un enfant près d’elle, un autre sur son dos, se repose près d’un escalier sur une pierre. Au premier plan, à gauche, un guerrier debout, vu de dos, tenant une lance, parle à une femme assise sur les ruines. Dans le fond, une ville au sommet d’une montagne élevée.

Ancienne collection.

MAIRE POUSSIN (Pierre le), peintre, graveur, ni à Dammartin, près de Paris, en 1597, mort à Gaillon en

Le petit nombre de biographes qui ont parlé de cet artiste l’appellent Jean, quoiqu’il n’ait signé que du prénom ae Pierre la première planche d’une suite de quatorze estampes gravées par lui et dédiées à son maitre. Il eut pour protecteur le marquis de Chan vallon, qui le plaça d'abord chez un peintre d’histoire dont on ignore le nom, puis à l’atelier de Claude VignoD, où il resta quatre ans. Le marquis de Chanvallon l’envoya ensuite à Rome ; il y passa une vingtaine d’années et s’y trouvait encore le 20 septembre 1651, puisque la suite des quatorze eaux-fortes indiquées ci-dessus porte cette date et l’indication de cette ville. 11 revint peu de temps après A Paris, et peignit des perspectives à Bagnolet et à Rucil. Le Maire retourna A Rome avec Poussin en 1602, mais n’y demeura pas longtemps. Revenu à Paris, il logea dans un des pavillons des Tuileries, oti il pensa périr dans un incendie, et se fixa après cet accident à Gaillon, oit il fut enterré A la Chartreuse. Le surnom de Poussin lui fut donné A cause de sa liaison avec le célèbre artiste.

Page 1