‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 289 sur 583 · L’orage · texte numérisé non relu

L’orage

H. 0, 81. — L. 1, 35. - T. — Fig. de 0, 10.

Au deuxième plan, à gauche, sur une côte, une tour carrée reliée à des fabriques par un pont à une arche. À droite, une ville au milieu d’arbres et au bord d’une rivière. Vers le milieu, la foudre éclate et brise un arbre auprès duquel s’enfuient ou sont renversés quatre hommes et une femme accompagnés d’un chien. Au premier plan, à droite, sur une route inondée par la pluie, une femme renversée par terre, un âne qui rue, deux hommes et une femme mettant leur tête à l’abri de la pluie sous une partie de leurs vêtements. A gauche, la rivière écumante, une barque portant trois hommes, un enfant et des bagages.

Ancienne collection. — Ce tableau, donné par l’inventaire à Joseph Vernet, nous semble plutôt devoir être attribué à Manglard.

MARNE (Jean-Louis de), peintre, graveur, né à Bruxelles en 1744, mort à Batignolles, près de Paris, le 24 mars

Il vint de bonne heure en France, et fut pendant huit ans élève de Gabriel nriard. Il s’essaya dans le genre historique et concourut pour le prix de Roinc l’année oit David l’obtint. Abandonnant les héros et les grandes figures, il tenta de représenter des paysages d’un style sévère, sans beaucoup de succès. L’Académie royale de peinture accueillit de Marne comme agréé en 1783, mais il ne dépassa pas ce premier grade. Les tableaux oit il introduisit des animaux firent sa réputation. Il peignit longtemps sur porcelaine pour la Manufacture de Sèvres et pour celle de M. Dilil. Il obtint une médaille d’or de première classe en 1806, une autre

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