Procession dans l’intérieur d’une église
H. 0, Si. — L. 0, 65. — C — Fig. de 0, 38.
Elle te dirige vers la droite, et se compose, en commençant par la gauche, de deux chantres en chape, d’un évêque portant une mitre ornée de pierreries et des Itngs gants rtuges brodés d’or , de deux diacres en dal-
NÀTOIRE.
inatiques, dont l’un tient un livre; d’un assistant portant la crosse, et de deux enfants de chœur avec des flambeaux dont les cierges sont allumés. Dans le fond, à gauche, un rideau de brocart relevé. A droite, un autel surmonté d’un crucifix, et plusieurs figures dans l’ombre.
Landon, t. 2, pl. 64, V attribue à P or bu* le /lit.
Ancienne collection. — Ce. remarquable tableau fit partie du cabinet du bailli de Bieteull, et fut rendu, en 1 1,003 livres. Des critiques, qui ne retrouvent pas dans son exécution le style, la cou eur et la touche qui caractérise? nt d’une manière si tranchée lès peintures des le Nain, ont pensé que François Porbus le fils pourra t en ét é l'auteur. Après un examen fort attentif, tout en reconnaissant qu'il dittère sous beaucoup de rapports des autres œuvres authentiques des frères le Nain, il nous semble français, et, faute de pouvoir le donner an c une certitude bien arrêtée à un artiste quelconque, nous nous contenterons, momentanément, en raison de Pancienneté de la dénomination, de Vattribuer à l’un des le Nain.
NATOIKE (Charles-Joseph ), peintre, graveur, né à Nfmes le 3 mars 1700 , mort à Castel-Gandolfo, près de Rome, le 29 août 1777 .
Son père, Florent Natoire, arch : tecte et sculpteur, né A Nancy en 1667, vint exercer ces deux proessions il Mines, et envoya son fils étudier la peinture a Paris. le Moine fut son inaltie. En 172t. il remporta le premier prix de peinture : sa composition rep ésenie Manné olliant un sacrifice au Seigncui pour obtenir un lils, qui lut Samson. l.’Êcole des beaux-arts possède ce tableau, le plus ancien de la collection des gi ands pri v conservés dans cet établissement, le talent de \a!oi-e fut très apprécié a Rome, et il obt nt le premier prix «le l’Académie de .! ùnt l.iic sur un tableau de Moïse qui apporte les tables de la 1>i. Revenu a l’aiis, il commença, comme la plupart des artistes n n académiciens, par exposer ses peintures a la place bauphinc le jour de l'octave de ta Ketc-Dieii. Enfin, il tut eiu membre de l’Académie de peinture le 11 décembre I7:tfi , et donna pour tableau de réception Vénus demandant a Yulcain des armes pour Enée (n" 379). On le nomma adjoint a pro esseur le 2 juillet 1733, et professeur le i juillet 1737. le roi lui accorda la p.aee de directeur de I école de Rome; il partit pour cette ville le <> soptemb e 1751, y a riva an mois de unvemhie, et remplaça J.-E. de Troy, qui avait demandé a revenu en France, mais qui mourut au moment de quitter l’Italie. A la fin de 1756. Natoire fut admit comme cheval er de l'ordre de Saint-Michel, mais ne fut réellement pas repu, éloigné de Paris jusqu'à sa mort, et n’ayant pu par conséquent prêter serment lois des cérémon ie» otllclelles de tordre. Eu 1767, Natoire, dans un excès de /.èle religieux, ayant c >assé de Pécule un jeune architecte
3 ui avait négligé d’accomplir, à Pâques, ses devoirs religieux, futconamné a paver a l'architecte exclu, par une ordonnance du Châtelet de l’année 1770, une indemnité de üU.OÛU livres, vmlgré celle alfaire, qui eut beaucoup de retentissement, Natoire conserva ses fonctions de directeur