BOULOGNE
frérie des orfèvres à l’église de Notre-Dame : le premier, exécuté en 1680, représente le Centenier demandant & Jésus-Christ de sauver son serviteur; le sujet du second, fait en 1695, est Jésus-Christ s’entretenant avec la Samaritaine. 11 peignit la chapelle Saint-Augustin aux Invalides, exécuta beaucoup de tableaux d’église, et décora de ses ouvrages un grand nombre d’hôtels. 11 fut nommé académicien le 1 er août 1681 (son tableau de réception représentait Auguste faisant fermer le temple de Janus), professeur le SO octobre 1693, adjoint k recteur le 26 octobre 1115, recteur le 26 avril 1717, directeur le 10 janvier 1722; la même année, il entra k l’Académie des inscriptions pour dessiner les médailles et les devises, et reçut le cordon de chevalier de l'ordre de Saint-Michel. Au mois de novembre 1726 il fut anobli, lui et sa postérité mâle et femelle, par lettres patentes données à Fontainebleau, et d’Hozier nous apprend que scsannes portaient :dc gueules à une tour d’argent et au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or, le casque de profil. Enfin, il succéda 5 Antoine Coypel, en 1725, comme premier peintre du roi. Il a exposé aux salons de 1699 et de 1706. — Geneviève et Madeleine Koulogne, les deux sœurs des précédents, furent reçues i l’Académie royale de peinture et de sculpture le 7 décembre 1669. Elles peignirent pour leur réception un tableau représentant un groupe de figures et de dessins faits d’après le modèle, avec un fond d'architecture et des trophées d'instruments de musique. Geneviève mourut 5 Aix le 5 août 1708, à l’àge de 63 ans ; Madeleine mourut à Paris le 30 janvier 1710 , 5 66 ans. Elles exposèrent l’une et l'autre au salon de 1706. — louis Koulogne. père des précédents, né en 1609, mort 5 Paris le 13 juin 1676 , était élève de Blanchard le père, l.e président Boulanger, prévôt des marchands, lui ayant commandé, pour une salle de l'Hôtel de Ville, un Christ en croix, fut tellement satisfait de cet ouvrage, qu’il lui fit obtenir des échevins une pension pour se rendre en Italie. Il pat lit en compagnie de Mauperebé, paysagiste, s’établit k ltome, étudia assidûment les maîtres et les antiques, et se lia avec Bourdon. De retour à Paris, les échevins lui donnèrent un logement 6 l’Hôtel de Ville et continuèrent k lui accorder leur protection. En 1656, le corps des orfèvre i lui confia l’exécution du tableau votif qu’ils offraient k l’église de Notre-Dame le 1* 'joui déniai. Il représente les Enfants de Scéva, prince des prêtres, qui, voyant saint Paul invoquer le nom de Jésus pourconjurcr les démons, suivent son exemple et forcent l’esprit malin à leur répondre. En 1698 il peignit un second tableau votif, le Martyre de saintSimon. Dans la même année, lorsque douze habiles artistes eurent fondé l’Académie royale de peinture et de sculpture, et pris le titre d'anciens, il fut des dix autres qui s'adjoignirent k ceux-ci avec le nom ü’académicicru. On le nomma professeur le 7 octobre 1656, et quand on décida que chaque membre donnerait un ouvrage de sa main 6 l’Académie, il oflnt un tableau représentant la Chai ité romaine. Il copia avec beaucoup de soin, pour des grands seigneurs cl pour le célèbre banquier Jabach, dus tableaux que ce dernier avait achetés en Angleterre après la mort de Charles 1". Parmi ces copies on remarqua particulièrement quatre des Travaux d’IIcrcule, d’après le Guide; le Marquis del Vasto et les Pèlerins d’Emmaüs, d’après Titien; une Nativité, d’après Carrache; le Parnasse, d’après Perino del Vaga. En 1657 il eut occasion de faire pôur l’église de Notre-Dame un troisième mat représentant la Décollation de saint Paul. Boulogne exécuta un grand nombre de peintures pour les églises et pour la décoration des hôtels de plusieurs personnages. Colbert l’employa, dans la grande galeriedu I .ouvre, i refaire la partie commencée par Poussin, qui avait été brôlée. H se conforma, dans cette partie, aux dessins du grand artiste, et continua d’après ses propres compositions, aidé de ses deux fils. Enfin, il travailla aussi au palais de Versailles dans l’attique du midi, qui fut ensuite démoli. — A ces noms il faut encore joindre les suivants, fournis par les registres de naissances de Saint-Sulpice : • Mardy, 16 février 1712, a été baptisé François, né ledit jour, fils de Nicolas Houloyne, peintre, et de Anne Poly, son épouse, i