PERRIN
nus, portée à gauche sur des nuages, le dietame qu’il va verser sur la blessure du guerrier.
Musée Napoléon. — Ce tableau fut peint par Perrin pour sa réception à l’Académie de peinture, en 1187.
408 *. La France , appuyée par la Religion, consacrant à N otre-Dame-dc-Gloire les drapeaux pris sur l’ennemi.
H. 2, 20. — L. 1, 50. — T. — Fig. de gr. nat.
A gauche, sur des nuages, Notre-Dame-de-Gloire est entourée d’anges, dont un tient une couronne et un autre une palme. A droite, au premier plan, la France sous la figure d’une femme agenouillée portant la couronne impériale et le manteau semé d’abeilles, lui présente les drapeaux pris aux nations vaincues. Debout, près d’elle, la Religion tenant une croix.
Musée Napoléon. — Ce tableau . commandé par Napoléon I er pour être placé au ma tre-autcl de la chapelle de l’Empereur aux Tuileries, fui exposé au salon de 180G.
PEl’RON (Jean-François-Pierre), peintre, graveur, né à Aix (en Provence) le 13 novembre 1744, mort li 20 janvier 1820.
Son premier maître fut Arnold, peintre, né A Aix, et assez bon élire de Benedetto I.uti. Etant venu à Paris en 1767, il entra à l'atelier de Lagrenée aîné, reçut des conseils d’André Hardon son compatriote, et étudia surtout les ouvrages de Poussin. En 1773 , il remporta le grand prix de peinture, sur un tableau représentant la Mort de Sénèque. Admis à la pension, il se rendit à Rome, et, s’appliquant à faire revivre dans ses tableaux l’imitation de la nature et de l'antique, il abandonna, ainsi que l’avait déjà fait Vien, la route suivie alors par l’école française. Son tableau de Cirnon qui se dévoue h la prison pour faire inhumer le corps de son père (n°Ii09), date de cette époque. Après les quatre années de son pensionnat passé à Rome, Peyron resta à ses propres frais trois années encore dans cette ville. 11 revint à Paris np ‘ 781, expos» ponr la première lois en 1785s an tableau d*Àiceste, comme agréé h l’ Académie, qui le reçut définitivement le 30 juin 1787. Il donna pour sa réception une peinture représentant Curius Dentatus surpris par les ambassadeurs samnites, qui lui apportent de riches présents au moment oit il apprêtait lui-méme son repas (ce tableau est maintenant à Fontainebleau). Vers la même époque, le roi le nomma inspecteur de la Manufacture royale des Gobelins. Au salon de 1787, parut l’esquisse de la Mort de Socrate (sujet traité la même année par