‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 356 sur 583 · Paul-Émile, vainqueur de Persée · texte numérisé non relu

Paul-Émile, vainqueur de Persée

H. 1, 30. — L. 1, 96. — T. — Fig. de 0, 60.

A droite, Paul-Émile, debout sur les marches de son trône, derrière lequel se tiennent ses gardes, se détourne et semble s’indigner de l’excès d’abaissement auquel se livre Persée, roi des Macédoniens, implorant la clémence du vainqueur pour lui et pour sa famille qui l’accompagne. — Signé : P. Peyron , inv. et f. en 1804, an 12 de la R.

Musée Napoléon. — Ce tableau, exposé au salon de 180ïi, avait été commandé comme prix d’encouragement.

PIERRE (Jean-Baptiste-Marie), peintre, graveur, né à Paris en 1713, mort à Paris le 13 mai 1789.

Dés l’âge le plus tendre, il montra pour le dessin de grandes dispositions, que plusieurs maîtres développèrent. Ce fut surtout à l'école de Natoire qu’il se forma. Il remporta le premier prix à l’Académie en 1734 : le sujet du concours était Ualila coupant les cheveux à Satnson. Après ce succès, il se rendit en Italie comme pensionnaire du roi, et continua ses études, guidé par de Troy, alors directeur de l’école de Home. Sa facilité d'exécution, le pittoresque de scs agencements, la vivacité de sa couleur, qui rappelaient la manière de son maître, enfin son esprit enjoué cl scs manières distinguées, contribuèrent considérablement il sa fortune. I.’ Académie le reçut le 31 mars 1702, sur un tableau représentant Diomède tué. par Hercule et mangé par scs propres chevaux (maintenant au musée de Montpellier). 11 fut élu adjoint à professeur le 28 mars 17Vi, professeur le 6 juillet 1758, adjoint à recteur le 30 janvier 17(18, directeur le 7 juillet 1770. Il succéda à Coypcl comme premier peintre du duc d'Orléans, et à Boucher comme premier peintre du roi, dont il rendit les fonctions inhérentes à celles de directeur de l’Académie. Enfin, il obtint la place de surinspecteur des Gobelins. Tant d’honneurs excitèrent la jalousie de scs confrères, et si ses qualités trop superficielles ne l’en rendaient pas digne ,

PORTE (Roland de la).

il faut avouer que ceux qui l’attaquaient violemment ne brillaient pas par des connaissances plus approfondies de l’art. Pierre fut un administrateur habile, et introduisit des améliorations très avantageuses aux beaux-arts et à l’Académie. Scsprinripaux ouvrages sont : un saint Pierre guérissant le boiteux et la Mort d’Iierode à Saint-Germain-des-Prés ; un saint François à Saint-Sulpico ; enlin, la coupole de la chapelle de la Vierge, à Saint- Roch , qu'il finit en 1756. 11 a exposé aux salons de 1741, 1742, 1743, 1745, 1746, 1747, 1748, 1750, 1751, 1757, 1761 et de 1763. Plusieurs de scs peintures ont été gravées par Dupuis, l.empercur, J.-M. Preislcr, Scbedel, Levesquc, Daullé, Fessard, Dcmarteau.

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