‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 38 sur 583 · Hercule combat les centaures · texte numérisé non relu

Hercule combat les centaures

H. 1, 56. — L. 1, 81. — T. — Fig. de 0, 89.

« Ce héros allant à la poursuite du sanglier d’Erimanthe, le centaure Pliolus le reçut chez lui, le régala, et pendant le repas une troupe d’autres centaures vinrent en troubler la fête et y causèrent un désordre affreux. Hercule, obligé de se mettre en défense, la massue à la main, la décharge sur le premier qui se présente, et lui arrache une nappe et une peau de bouc pleine de vin, en tient un autre sous ses pieds, et se prépare en même temps à s’opposer à la violence des deux autres qui viennent contre lui, l’un armé d’un

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arbre de pin, et l’autre arec un flambeau, pendant que Pholus, d’un autre côté, est aux prises avec un de ses adversaires, qu’il veut égorger avec un couteau de table. La Nuée qui fut supposée à Ixion en la place de Junon, et d’où naquirent tous ces centaures, vient être de la partie en faveur d’Hercule et de Pholus, sous la figure d’une jeune femme, qui emploie, pour faire finir le combat, la pluie, le vent et la foudre. » ( Description de l’Académie par Guérin.)

Gravé par J. -J. Flippart. — tandon, t. », pl. 6.

Ancienne collection. — Ce tableau fut exécuté par Bon Boulogne pour «a réception A l’Académie, le 27 novembre 1077.

BOURDON (Sébastien), peintre, graveur, né à Montpellier en 1616, mort à Paris le 8 mai 1671.

Il n’avait que 7 ans lorsqu’il vint à Paris, où un de ses oncles le fit entrer dans l’atelier d’un peintre nommé Barthélemy. Il y demeura sept années, partit à 14 ans de Paris, se rendit à Bordeaux, et peignit avec succès, dans un château voisin, une voûte & fresque. De là, il passa à Toulouse ; mais n’y trouvant pas à exercer son talent, il s’engagea. J.’officicr sous les ordres duquel il servait, reconnaissant qu’il avait trop de talent pour rester soldat, lui donna son congé. Bourdon alla alors en Italie, et arriva à Home n’ayant plus de ressources. Il en fut réduit à travailler pour un marchand de tableaux et à contrefaire la manière de plusieurs artistes en réputation. C’est ainsi qu’il fit des pastiches deClaude le Lorrain, d’Andrea Saccbi, de Michel-Ange des Batailles, de Pierre de Laar, de Benedette Castiglione, de Poussin, de Louis Carrache, du Parmesan. S’étant pris de querelle avec un peintre nommé de Htcux, qui le menaça de le dénoncer à l’inquisition comme hérétique (Bourdon était calviniste), il se réfugia chez M. ilesselin, maître de la chambre aux deniers, qui se trouvait alors à Rome et l’emmena avec lui à Paris, où il fit la connaissance de Vouet. Après avoir travaillé pour M. Ilesselin, il se mit & peindre des petits tableaux de batailles, de chasses et de paysages, qui furent fort recherchés. En 1643 il fit le tableau votif que le corps desorfèvresoffrait le 1 er mai à l’église de Notre-Dame; il représentait le Crucifiement de saint Pierre. En 1648, il fut un des douze artistes qui fondèrent l’Académie royale de peinture et de sculpture, prirent le titre d’anciens et exercèrent les fonctions de professeurs pour la première fois. Ces occupations ayant été interrompues par les guerres civiles qui éclatèrent en 1649, il se décida, en 1632, à passer en Suède. La reine Christine le nomma son premier peintre et il fit pour elle plusieurs portraits. Lorsqu'elle eut abdiqué et embrassé la religion catholique, Bourdon revint à Paris et vit scs ouvrages tort estimés. C’est alors qu’il peignit le Christ mort et la Femme adultère pourlatroisièmechambre des requêtes, ainsi qu’un autre Christ mort pour l’église de Saint-Benoît. Il fut nommé recteur leû juillet 1655; quelque temps après il alla h Montpellier, où il travailla pour plusieurs amateurs et difierentes églises. De retour À Paris, il reçut de nombreuses commandes, et

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on 1663, M. de Bteionvillicrs, président de la chambre des comptes, lui donna à peindre, dans sa maison de l’ile Notre-Dame, une galerie de vingt toises de longueur, oit il traita l’Histoire de Phaéton, galerie que plusieurs auteurs ont faussement attribuée à le Brun. Cette vaste entreprise, dans laquelle il employa l’aide de 4'barnieton pour lesomements d’architecture, de Baptiste Monnoyer pour les festons de fleurs, lui fut payée 10,000 fr. et lui fit le plus grand honneur. Sa dernière peinture fut le plafond d’un appartement du rez-de-chaussée des Tuileries, qui représentait la Déification d’Hcrcule. A l’époque oh l’Académie tenait des conférences pour l’instruction des élèves, Bourdon prononça quatre discours : le premier, au mois de décembre 1007, sur le tableau des Aveugles de Jéricho, par Poussin; le second, en 1668, sur le Saint Etienne du Carrache; le troisième, en 1069, sur les six parties du jour pour la distribution de la lumière dans un tableau; enfin le quatrième, en 1671, sur l’étude des antiques. On cite parmi ses élèves Nicolas l.oir, Paillet, Monter, Friquct de Vaurose, Uulllerot, paysagiste. 11 a été gravé par van Schuppen, Hainzelnian, Pilau, Boulanger, Poilty, Natalis, Samuel Bernard, Nanteuil, Convay, Prou, Friquct de Vaurose et Coëlcmans.

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