Lejeune Pyrrhus sauvé
H. 1, 16. — L. 1, 60. — T. — Fig. de 0, 48.
Eacides, roi des Molosses, ayant été chassé de son royaume par des rebelles, Angélus et Androclidès, ses amis, s’échappèrent avec son fils le jeune Pyrrhus et les femmes qui le nourrissaient. Poursuivis, ils combattirent l’ennemi en fuyant, et parvinrent, à la fin du jour, à une rivière débordée. Désespérant de la passera gué, ils firent connaître leur situation aux Mégariens placés sur l’autre rive, en traçant quelques lignes sur deux morceaux d’écorce de chêne, qu’ils lancèrent à l’autre bord, après avoir attaché l’un au fer d’une lance et roulé l’autre autour d’une pierre. Les Mégariens construisirent un radeau, traversèrent le ileuve, et sauvèrent Pyrrhus. — Au premier plan, près du fleuve caractérisé par une figure allégorique couchée , les deux soldats jettent la pierre et la lance. Vers le milieu de la composition, deux soldats ; l’un tient le jeune Pyrrhus, l’autre le montre aux Mégariens dont il invoque le secours. Près de l’enfant, trois femmes; une agenouillée vue de dos, deux autres debout, se retournant avec effroi du côté des serviteurs fidèles qui repoussent l’ennemi. De l'autre côté du fleuve, les Mégariens sur
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la rive, «ne statue Hermès de Mercure, et l’entrée de la ville.
Gravé par Audran (Cale, imp.); par Guillaume Chasteauen 1676. — Fillwt, 1. 10, pl. 667. — Landan, t. 3, pl. 25 et 26.
Collection de Louis XIV. — Ce tableau était placé en 1709-1710 à Versailles, dans le petit appartement du roi. II en existe une répétition, de plus petite dimension, dans le cabinet de lord Darnlcy à Cobham-llall.