‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 402 sur 583 · II. 2, 43. — L. 2, 92. — T. — Fig. de gr. nat · texte numérisé non relu

II. 2, 43. — L. 2, 92. — T. — Fig. de gr. nat

A gauche, dans un lieu désert, hérissé de rochers, éclairé par la lune, un homme, un poignard à la main, vêtu d’une tunique et d’un manteau, s’éloigne rapidement. A droite est étendu par terre le corps nu d’un jeune homme assassiné. Au-dessus de la victime volent dans les airs la Vengeance tenant une torche, prête à saisir le meurtrier, et la Justice, personnifiée par les balances et le glaive. — Signé, à gauche : P. P. Prud’hon 1808.

Gravé par Roger; par Hoequart;par Antoine Gelée pour la tociiti dei Âmii des arti.

Collection de Charles X. — Ce tableau, commandé par M. Frochot, préfet d« la Seine, pour la salle de la Cour criminelle du Palais de Justice, fut

PRUD’HON

exposé en 1S08, et de nouveau au salon de 1814. A la Restauration on le remplaça par un crucifix, et après être resté quelque temps dans l’atelier de l'artiste, la ville de Paris le céda au Musée, en 1820, en échangé de quatre tableaux représentant le Christ en croix, exécutés par M M. Vinchon, Tardieu, Delassus et Justin Ouvrié. Avant d'entrer dans la galerie du Couvre, il figura d’abord dans celle du Luxembourg jusqu'en 1823. Une réduction non terminée de cette composition fut achetée à la vente après décès de Prud’hun, en 1823, 900 fr. Payée 1,100 fr. à la vente de M. Soinmariva, elle passa dans le cabinet de M. Thevcnin. M. le marquis Maison possède un superbe dessin de cette peinture, et M. Marcille une étude dessinée sur papier bleu, de la figure de la victime. Prud'hon avait d'abord conçu le sujet du tableau destiné à la Cour criminelle, d'une manière différente : il voulait représenter le crime traîné devant la justice. Ce Louvre a acheté, en 1851, un magnifique dessin de cette première composition, ayant appartenu 1 M. Ledru-liollin. Le cabinet de M. Marcille en renferme un second.

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