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Portraits de Marie Serre, mère de Rigaud

IL 0, 81, — L. 1,01. — T. — Buste de gr. nat.

Les «Jeux portraits sont sur la même toile et ont le même costume : fichu blanc , robe noire , boucles d’oreilles, coiffure de velours violet posée sur le derrière de la tête. La tète placée à gauciie est entièrement de profil et tournée vers la droite ; l’autre tète , peinte à droite, est tournée un peu moins de profil vers la gauche, et l'on aperçoit en partie l’œil droit.

Musée Napoléon. — On lit dans les Mémoires inédits des membres de l’ancienne Académie royale de peinture (l. n,p. 117) : i En 1695, il fit le voyage de Roussillon pour se rendre cher, sa mère. Il la peignit en trois diflérentes vues: une en face, l’autre en profil, et la troisième à trois quarts, afin que M. Coyzevox, sou ami, un des plus habiles sculpteurs de France, qui devoit faire en marbre ce portrait, eût plus de facilité à le perfectionner. Cet ouvrage fait l'ornement le plus précieux du cabinet de ce fils reconnaissant, et doit y rester jusqu'au temps qu’il a destiné de le consacrer à l'Académie royale de peinture; cl ne s’étant pas voulu tenir à cette seule marque d'amour pour elle , il l'a fait graver ensuite par le sieur Drevet. un des plus habiles graveurs au burin de ce temps, afin de multiplier et de reproduire, en quelque façon, 5 la postérité celle qui l’a mis au monde. » C’esi en 1705 que Rigaud exposa le> portraits tle sa tnère, désignés ainsi dans le livret: > Madame Rigaud, la mère, en irois différentes attitudes. » Drevet n'a gravé, en 1702, que le portrait, exécuté sur une toile séparée, qui représente la mère de Rigaud de face, arec le même costume exactement que celui qu’elle porte dans le tableau inscrit sous ce numéro. Le buste de Coy/.evox fait partie du .Musée des sculptures modernes au Louvre.

479 . Portrait de Martin van den Bogaert, sculpteur connu en France sous le nom de Desjardins, né en 1640 , mort en 1694 .

H. 1, 41. — L. 1, 06. — T. — Fig. jusqu’aux gen. de gr. nat.

11 est représenté la tête nue, vue de trois quarts, tournée à droite, vêtu de satin noir ; la main droite te-

RIGAUD

nant un ciseau , la gauche appuyée sur la tète colossale en bronze de l'un des esclaves qui décoraient le monument de la place des Victoires , élevé à la mémoire de Louis XIV par le maréchal de La Feuillade. Dans le fond , à droite , un rideau rouge.

Gravé par Gérard Edelinck en 1698.

Musée Napoléon. — Ce portrait, peint en 1692, est un des tableaux de réception de Hyacinthe Kigaud à l’Académie royale de peinture, le 2 janvier 1700 (voir le il" U1U). Les Mémoires inédits des membres de l'Académie (t. i, p. 000) nous apprennent que le lils de Desjardins lit faire aussi, pour l’Académie, une copie de ce portrait par une bonne main. Parmi les ouvrages de Rigntid exposés au salon de 1700, on trouve un portiailde « feu M. Desjardins, l’un des quatre recteurs de l'Académie. • S’agit-il d’un portrait gravé par (lérard Edelinck en 1698, dont la Calcographie impériale possède la planche, et qui diffère de la peinture inscrite sous ce numéro ?

480. Portraits de Charles le Brun, premier peintre du roi Louis XIV, né en 1609, mort en 1690, et de Pierre Mignard, devenu également premier peintre du roi après le Brun. Il naquit en 1610, et mourut en

H. 1, 30. — L. 1, 40. — T. — Fig. en buste de gr. naL

Ils sont placés tous deux derrière une espèce de balustrade. A gauche, le Brun, vu de trois quarts, tourné à droite, porte un habit couleur feuille morte et un large manteau de velours violet ; il tient sa palette et ses pinceaux d’une main, et son appui-main de l’autre. Mignard est à droite, vu presque de face, la tête également nue, vêtu de velours noir, une main appuyée sur un carton, l’autre élevée et paraissant désigner un objet.

Aucienne collection.

RIGÀUD.

481. Portrait de Jules Hardouin-Mansart, architecte et intendant des bâtiments du roi , né en 1645, mort en 1708.

II. 1, 40. — L. 1, 05. — T. — Fig. Jusqu’aux genoux de gr. nal.

11 est représenté tête nue, de trois quarts, tourné vers la droite, vêtu de noir, portant le cordon de l’ordre de Saint-Michel, et s’appuyant de la main droite sur un livre posé sur une table où se trouvent des instruments de mathématiques et un dessin d’architecture. On aperçoit à gauche, dans le fond, l’église des Invalides, bâtie d’après ses dessins.

Gravi par Edelinck en 1704.

Ancienne collccüon. — Ce portrait a été peint en 17*2

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