Paysage
n. 0, 30. — L. 0, JO. — a — Fig. de o, os.
Des vaches, des moutons, des chèvres, paissent sur une pelouse au milieu de laquelle s’élève un pin d’Italie. Au premier plan, à droite, un pâtre, une femme et trois petits enfants sont assis au pied d’un arbre; un paysan se tient debout auprès d'eux. A gauche, un autre pâtre couché par terre. Sur un plan plus reculé, à droite, deux hommes attablés devant la porte d’une maison située au bord d’une route où cheminent un campagnard •et son âne. Plus loin, un voyageur à cheval donne l’aumône à un mendiant.
Musée Napoléon. — Ce tableau, qui provient de l’ancienne Académie royale de peinture, est inscrit sur les inventaires sous le nom de Louis Silvestre (l'ainé); mais il ne peut être l’ouvrage donné par cet artiste pour sa réception , car sa dimension et sa description n’ont aucun rapport avec celte petite composition. En outre, le costume des personnages est postérieur à ITiO, époque de la mort de Louis. Il nous semble donc plus convenable de l’attribuer à Charles-Nicolas Silvestre.
STELLA (Jacques), né à Lyon en 1396, mort au Louvre le 29 avril 1637.
La famille des Stella était originaire de Flandre. Jacques n’avait que 9 ansquandson père, François Niella, en revenant d’Italie, mourut fort jeune à Lyon, oit il s’était établi. Jacques Stella indiqua de bonne heure de grandes dispositions; !i l'âge de 20 ans il alla à Florence, et le grandduc Côme de Médicis, après l’avoir employé aux décorations des fêtes célébrées pour le mariage de son fils Ferdinand, l'attacha à sa cour, lui donna un logement et lui accorda une pension semblable à celle qu’il faisait au célèbre graveur Jacques Cahot. Stella , après un séjour de sept années à Florence, se rendit à llotre, en 1023, accompagné de son hère, François Stella, peintre moins habile que lui. H demeura douze ans h Home, étudia les antiques , fit de nombreux ouvrages de grande et petite dimension, et se lia intimement avec Poussin, dont il chercha constamment à imiter la manière. Le roi d’Espagne ayant eu occasion de voir de ses tableaux, voulut se rattacher; mais au moment de son départ, Stella, pour une cause futile, et sur un faux témoignage, fut mis en prison, ainsi que son frère et ses domestiques. Hontût son innoccuce ayant été reconnue et ses accusateurs punis, le maréchal de Créqui, revenant en France après son ambassade, le ramena à sa suite. 11 quitta Home en 1G3(|, visita Venise et les principales villes de l’Italie. A Milan, le cardinal Atbornos, qui en était gouverneur, lui offrit vainement la place de directeur de l’ Academie de peinture. Arrivé à Paris, il travailla pour l'arclievèque Jean-François deGoiuli, et reçut l’ordre du cardinal de Richelieu d’abandonner le projet qu’il avait formé de passer