La descente de croix
H. 1, 34. — L. 1, 32. — Forme ronde. — T. — Fig. de 0, 60.
Joseph d’Arimathie, saint Jean et Nicodème soutiennent le corps du Christ qu’ils vont poser sur un linceul étendu à terre par un disciple et une sainte femme; la Madeleine embrasse les pieds du Christ. De l’autre côté, la sainte Vierge, à genoux, est auprès de Marie Saloiné. Plus loin, un homme, monté sur une échelle placée contre la croix, tient un marteau qu’il pose dans un vase que lui présente son compagnon.
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On aperçoit au fond un petit tertre et le sommet de quelques édifices.
Gravé par Duflot. — Landon, t. 2, pl. S. — Filhol, l. 7, pl. *53.
Musée Napoléon. — Ce tableau fut peint pour la chapelle de la famille Le Camus, dans l’église Saint-Gervais. Il était placé sur l’autel.
519. Jésus apparaît à la Madeleine sous la figure d’un jardinier.
H. 1,48. — L. 1, 21. — T. — Fig. demi-nat.
A droite, le Christ debout lève une main vers le ciel , de l’autre écarte Marie-Madeleine et semble lui dire : « Ne me touchez pas.» La sainte femme porte une longue chevelure et a auprès d’elle un vase de parfums. On aperçoit, à gauche, le sépulcre ; à droite, le Calvaire, et dans le fond, la ville de Jérusalem.
Gravé par L. Petit et IV. Courbé. — Landon, t. 2, pl. 6. — Filhot, t. h, pl. 278.
Musée Napoléon. — Ce tableau, qui a été restauré avec peu de soin par Martin de la Porte, restaurateur du Musée sous la République, était placé autrefois dans l’église du couvent des Chartreux de Paris. On connaît un* quittance de 100 livres, datée de 1651 et donnée par Dom Anselme pour un tableau d’autel de la Madeleine, de le Sueur. S’agit-il dans cette quittance du tableau des Chartreux ?
520. Saint Gervais et saint Protais, amenés devant Àstasius, refusent de sacrifier à Jupiter.
H. 3, 57. — L. 6, 8i. — T. — Fig. de gr. nat.
Vers la droite, sous le riche portique d’un temple, saint Gervais et saint Protais, les mains liées, sont conduits par des soldats devant la statue de Jupiter, élevée sur un piédestal à gauche, et près de laquelle un sacrificateur agenouillé tient un bélier. Un prêtre, suivi d’un acolyte , apporte un vase sur l’autel. Au premier plan, du même côté, deux hommes debout.
SUEUR (le)
Dans le fond, assis entre deux colonues, entouré de ses conseillers et de soldats, le général Astasius montre la statue du dieu aux deux martyrs. A droite, une foule nombreuse et les édifices de la ville de Milan.
Gravé par Gérard Audran ( Cale . imp,); par Ilaauoy . — Lanaon, t. 2, pi. 10, Il et 12. — Filhol , I. 8 ,pf. 573.
Ancienne collection. — • II y a aussy des ouvrages de M. le Sueur dans l’église de Saint-Gervais ; à Paris. On y voit dans la nef, au-dessus de l’œuvre, vis-à-vis la chaire du prédicaleur, un tableau représentant saint Gervais et saint Prothais que l’on conduit au temple pour sacrifier aux idoles. Ce tableau a servy de dessein pour une pièce de tapisserie qui , aux jours soleinnels, est placée au même endroit. A costé de ce tableau, il y en a un autre qui représente la Flagellation de ces deux martyrs; mais M. le Sueur n’en a fait que le dessein, qui a esté exécuté par M. Kowutey, son beau-frère. Dans la même église, en une petite chapelle (de M. le Houx) qui est auprès de la chapelle de la Conception , une Descente de croix (n° 518) de M. le Sueur, et deux vitres peintes oh il a représenté le Martyre de saint Gervais et de saint Prothais. On voit dans le cabinet de M. Girardon les deux grands desseins de tapisserie dont nous avons parlé, avec toutes les estndes en particulier de chaque figure. On y voit aussi les desseins des deux vitres. M. Audran en a gravé un depuis peu et M. Pi cari a gravé l’autre.* (Guillet de Saint-Georges, Recherche* *ur la vie et te* ouvrage* de* Membre* de l’ancienne Académie , t. i, p. 105.) Philippe de Champaigneet Bourdon peignirent aussi pourSaint-Gervais des tableaux qui furent exécutés en tapisserie (voir Champaigne et Bourdon). La composition peinte par Thomas Mousser ou Moussé, beau-frère de le Sueur, est maintenant à Lyon.
521. Prédication de saint Paul à Èphèse. (Actes des Apôtres, chap. xix.)
H, 3, Ai. — L. 3, 28. — T. — Fig. de gr. nat.
Au milieu de la composition et au second plan , saint Paul debout sur les degrés d’un portique, le bras droit élevé et montrant le ciel, harangue les habitants d’Éphèse qui l’entourent. Ceux qui avaient exercé des arts curieux apportèrent leurs livres et les brûlèrent sur la place. A gauche, au premier plan, un homme debout, regardant l'apôtre, déchire un volume. A droite, un vieillard courbé, la tête et le haut du corps enveloppés dans une draperie, porte une charge de livres et de rouleaux et s’apprête à les jeter au milieu de ceux qui, entassés sur les dalles de la place , commencent déjà
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à brûler. Tout à fait en avant, un esclave à genoux souflle avec sa bouche sur la flamme naissante qui va les réduire en cendre. Pans le fond, à gauche, un temple, et dans une niche du péristyle, la statue de Diane chasseresse, placée par le peintre pour indiquer le lieu de la scène. — Signé : E. le Sueur 16!r9.
Gravé par Etienne Pic art: rar P. Snbeyran; parJ.-C. Utmer; par R.- U. Mariant liant le Mutée fronçait . — Filhol , I. 3, pt 746. — London , t. 2 ,pl. 7.
Musée N a poli' on. — Ce tableau, payé 600 livres à l’artiste, fut offert en 1669 ( Félihicn (lit & tort 1650) au chapitre rte Aotre-Uame par Philippe Renault et Cilles Crevon , au nom des marchands orfèvres rte la ville de Paris, confrères rie Sainte-Anne et rte Saint-Varcel. I faisait partie de la collection des mais, qui comprenait les tableaux donnés à Autre- l>ame, ie 1" mai de chaque année, par les orfèvies, depuis 16:10 jusqu'en 1708. Félibien et Florent le Comte disent qu’on voyait l’original en petit che* M. le Aounand , greffier en chef du grand conseil. I je dernier écrivain ajoute: «Mais il est différemment traite des deux petites représentations qu’il fit pour MM. Régnant et Crevon, orfèvres et administrateurs en charge alors. » (1. lit, p. 75.) On sait que l’artiste chargé de l'exécution d’un mai devait en faire une répétition pour le donateur, sans augmentation de prix. L oi iginat en petit, dont il est parlé plus haut, est maintenant cil la possession de M. le docteur t.irou de Btr/.aicingues, à Paris. Il a été gravé par htienne Picarl, dit le Romain, et par B. Audran. Cette composition (litière dans beaucoup de parties de celle du I ouvre : l’homme qui écrit a des cheveux noirs; celui qui , dans le grand tableau, déchire le livre n’existe pas dans la petite peinture; enfin, dans cette dernière, c’est un néopliv le et non p: s un bonneau qui brûle les livres, et l’arbre manque. A droite se trouve, en outre, un épisode de la charité.