‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 477 sur 583 · L’Amour dérobe le foudre de Jupiter · texte numérisé non relu

L’Amour dérobe le foudre de Jupiter

Diam. 1, 36. — Forme ronde. — T. — Fig. demi-nat.

Dans les airs, l'Amour, porté par l’aigle de Jupiter, tient d’une main son arc et de l’autre le foudre qu’il vient de dérober à ce dieu, que l’on aperçoit plus loin, à gauche, assis sur des nuages. Dans le bas de la composition et au premier plan, un fleuve et deux naïades, penchés sur leurs urnes, lèvent les yeux vers le ciel et semblent surpris de la témérité de cette action. L'artiste a placé près de ce groupe un lion et un tigre, pour indiquer sans doute que les monstres les plus féroces sont soumis à sa puissance.

Gravi par Beauvais. — Landon, l. 2, pl. 56. — Filhol, t. 3, pl. 453.

Collection de Louis XVI. — Ce tableau était placé au-dessus de la cheminée du cabinet de l’Amour à l’hôtel Lambert (Voir la note du n° 551.)

557 . Phaéton demande à Apollon la conduite du char du soleil.

H. 2, 82. — L. 3, 55. — T. — Fig. de gr. nat.

Au centre de la composition et au dernier plan, Apollon devant son palais, assis sur des nuages, ceint la tête de son fils agenouillé des rayons éclatants de sa couronne. A droite, le char du dieu attelé, et les Heures retenant avec peine les coursiers impatients. Au-dessus de Phaéton, dans la partie supérieure, l’Aurore tenant un flambeau d’une main, des roses de l’autre.

SUEUR (le).

Le Printemps, l’Été, l’Automne sont caractérisés par les fleurs et les fruits que ces saisons font naître. Le signe du lion est au pied de Cérès. A droite, au premier plan, les Vents, symboles de l’hiver et des orages, souillent et amoncellent les nuages. A gauche, dans la partie supérieure, le Temps, armé de sa faux, plane sur ces divinités, et semble menacer le ciel et la terre.

Gravé par Ch. Dupuit.

Collection de Louis XVI. — « Au-dessus de ce cabinet (de l'Amour), dans la chambre de M"“ la présidente de Thorigny, M. le Sueur a fait de la bonne manière plusieurs tableaux accompagnés d’ornements. Cette chambre est une de celles qu’on appelle chambres à l’italienne, parce que la beauté de la menuiserie et la i ichesse des lambris y tiennent lieu de tapisseries. Il a représenté dans le tableau du plat fond, le Soleil qui donne la conduite de son char A l’baéton. L’Aurore précède le char, un flambeau à la main; le Temps, les quatre Saisons elles Vents y paraissent sous leurs ligures allégoriques. Les quatre tableaux qui sont à la gorge ou chute du plat fond, sont de la main de M. Périer, qui a esté un des professeurs de PAcadémie. • (Guillet de Saint-Georges, Notice sur le Sueur.) Le môme Guitlet de Saint-Georges ajoute cit note : « M. le Sueur, en peignant cette chambre, s’estoit desfait de sa première manière, qu’on voit dans le cabinet (celui de l’Amour) cy-devant descrit. » Ce tableau et les cinq suivants, provenant de la même pièce, étaient peints sur plâtre, et vers 1780 furent transportés sur toile par llaquin père. Un plaça, vers 1866, le plafond de Phaéton, ainsi que les deux Muses (rr* 560 et 561), dans les appartements duduc de Nemours, aux Tuileries. Os peintures rentrèrent au Louvre après la révolution de 1808 (voir les renseignements sur Phûtel Lambert, n° 551) .

Page 1