VINCENT
et Vincent dut au talent dont il fit preuve dans cette circonstance qu’on fermât les yeux sur la religion à laquelle il appartenait. Revenu à Paris en 1736, après avoir fait son temps à Rome sous le directorat de Notoire, il fut agréé à l’Académie le 31 mai 1777, sur un tableau représentant un saint Jérôme, et reçu définitivement seulement le 27 avril 1782. Il donna
E our sa réception l’Enlèvement d’Orythie par Borée, qui est au Louvre.
'Académie le nomma adjoint à professeur le 24 septembre 1785, et professeur le 31 mars 1792. Ce fut la dernière nomination de ce corps, renversé par la Révolution. Après son agrément , il peignit un Bélisaire demandant l’aumône , sujet traité plus tard par David , et un Alcibiade recevant les leçons de Socrate, dont le style et l’exécution , tranchant avec les doctrines alors en vogue , firent une vive sensation. Ce succès lui valut une commande du roi : il reçut l'ordre de peindre le président Molé saisi par les factieux (salon de 1779), et de faire pour la famille mie répétition de cette peinture, reproduite ensuite en tapisserie aux Gobelins. Pendantsa longue carrière, Vincent ne cessa d’exposer. 11 fut de la création de l'Institut , chevalier de la Légion-d’llonneur, et professeur de l’Ecole polytechnique. Après la Restauration, on le comprit dans la réorganisation de l'Académie des beaux-arts et on le chargea, dans la rédaction du dictionnaire que doit publier ce corps, de la partie de la peinture. Vincent eut de nombreux élèves, parmi lesquels on cite fiuyard, Tlievenln , Meynier, Mérimée, l’ajou, sculpteur, l.abadle, Anslaux. Il a exposé aux salons de 1777, 1779, 1781, 1783, 1785, 1787, 1789, 1791, 1795,1798et de 1801. — M*' Vincent, née en 1749 Adélaïde i.abille de» Vertu», épouse en premières noces de M. (âuyard, morte à Paris le 4 floréal an XI (1803), fut d’abord élève de l rançol»-Klle viucent.père de l’artiste précédemment cité. Elle lit de rapides progrès et fut admise à l’Académie de Saint-Luc. S’étant consactée au gcnie du portrait , elle demanda des conseils à Latour. Après avoir peint la miniature, elle fit des pastels qui furent remarqués. Ces succès ne purent satisfaire son ambition ; elle désira peindre à l’huile, et se mit sous la direction du fils de son premier mailre, qui revenait d’Italie et avait été son ami d’enfance. L’Académie l’agréa et la reçut dans la même séance , le 31 mai 1783, sur le portrait de Pajou modelant son maître lé* Moine. Les grands poi trails qu’elle exposa aux salons justifièrent cette nomination. Ceux de Mesdames Adélaïde et Victoire, qui parurent en 1787 et 1789, lui méritèrent les titres de premier peintre de Mesdames et de Monsieur. Ce prince lui demanda d'exécuter une grande composition représentant la Réception d’un chevalier de l’ordre de Malte, dont il était grand-maltrc. M'"' Guyard terminait celte tâche importante, sur laquelle elle fondait les plus grandes espérances , lorsque la Révolution éclata. Le tableau fut détruit, et sa peite causa à l’artiste un chagrin qui altéra sa santé. Les deux élèves de prédilection de M” Guyard furent M 1 "* Roseiuont et Capot, qu'elle représenta en pied dans un tableau où elle s’est retracée elle-même occupée à peindre. Elle a exposé aux salonsde 1783, 1785, 1787, 1789, 1791, 1795, 1798 eide 1800.
639 .* Zeuxis choisissant pour modèles les plus belles filles de la ville de Crotone.
H. 3, 23. — • L. A, 20. — T. — Fig. de gr. naL
A gauche, Zeuxis, assis devant son chevalet, une main appuyée sur une table ronde où sont placés des vases, semble admirer une jeune fille amenée par sa