‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 545 sur 583 · II. 2, 60. — I* 1, 91. — T. — Fig. de gr. nat · texte numérisé non relu

II. 2, 60. — I* 1, 91. — T. — Fig. de gr. nat

« Sully ayant reçu plusieurs blessures à la bataille d’ivry, se retiroit le lendemain à Rosny, porté dans une espèce de litière, faite à la hâte de branches d’arbres, précédé de son écuyer et de ses pages, suivi des prisonniers qu’il avoit faits et de sa compagnie de gendarmes; sa marche avoit l'air d’un petit triomphe. Le roi, qui étoit à la chasse, l'ayant rencontré, parut se réjouir de ce spectacle, s’approcha du brancard, lui donna tous les témoignages de sensibilité qu’un ami peut donner à son ami, et lui dit en s’éloignant : Adieu, mon ami, portez-vous bien, et soyez sur que vous avez un bon maître. » ( Mémoires de Sully.) — Signé: Vincent

Landon, E. F. if., t. 2, pl. 82.

Ancienne collection. — Ce tableau fut exposé au salon de 1787 ; il appartenait alors à M. le comte d’Orsay.

"VOUET (Simon) , peintre, graveur, né à Paris le 9 janvier 1690, mort dans la même ville le 30 juin 1049.

Son pire, I.aurenf Vouel, peintre médiocre, f ut son premier maître. Dès l’âge de 14 ans il peignait des portraits avec une telle habileté qu’on le choisit pour aller faire en Angleterre celui d’une dame de qualité réfugiée dans ce pays. Charles I" cherc'.a inutilement h le retenir; au bout de quelques années il revint eu Ftince. Eu 1011 il accompagna M. Ilarley,

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baron de Sancy, dans son ambassade 5 Constantinople , et peignit de mémoire le portrait du sultan Achuiet 1 er , qu’il n’avait vu qu’une t'ois pendant l’audience donnée à l’ambassadeur Au mois de novembre 1012 il quitta Constantinople, s'embarqua pour Venise, et copia les ouvrages de Titien et de P. Véronèse. De Venise, il alla h Home eu 1i 13, prit d'alan d pour modèles les ouvrages du Caravage cl de Valentin, et imita ensuite cens de Guide. Après avoir exécuté avec succès plusieurs tableaux à Home, il se rendit à Gènes, appelé, en 1020, par les princes Doila, dont il décora les palais, et y séjom na deux ans. De retour à Home, il fut élu, eu 1020, prince de l’Académie de Saint-Luc. I.e caidinal liai licrini, qui devint pape, le piotcgea. lui lit faire son portrait et peindre les cardinaux ses neveux. Vouet, jouissant d’une giandc considération à Home, s’y était établi . avait épousé Yli’fiinie de ve/7.o vellatrano, qui cultiva la pciutme, lorsque l ouis XIII, duntil recevait une pension, le lappelacn I rance en 1627. Il lainenaavec lui sa fami le cl que|qucs-uns des élèves qu’il avait formés en Italie, tels que Jean-Baptiste Vola, l.lioniiiic rie Troyes et Aubin Vouet , son frère. I.e roi et la reine-mère lui firent l’accueil le plus honorable. Il reçut, avec le b.evcl de premier peintre, une pension considérable et un logement au l.o u vi e. Vouet, <|ès son arrivée à Paris, fut chargé de dessiner des cartons pour les tapisseries de la couronne, de décoiei Ici, ouvre, le Luxembourg, et d’cxéculer plusieurs ouvrages pour Saint-t erinain-eii-laye. Il peignit tons les seigneurs de la cour, lit plusieurs fois le portrait ce Louis XIII, à qui il montra a se servir du pastel d’une maniète assez. Ii. bile pour saisir parfaitement la ressemblance. I .e cardinal de Hiclielieu l'occupa en 1632, au Palais- Loyal et dans son cluiteau de lUieil. Il peignit ensuite la fameuse galerie de l’hôtel de Hullion en 1635, . elle du maréchal dT.ITlat, à Chilly, en 1035, celle du duc d'Aumont, la chapelle Séguici et un plafond à l'hôtel Biclotivilliers. La plupart des églises de Paris fuient décorées de sesouvi âges, el aucun peintre peut-être ne jouit d'une pair. Ile vogue, Quoiqu'il travaillât avec une extiéme facilité et qu’il eût adopte une exécution au premier coup fort expéditive, il fut bientôt forcé à ne plus faite que des dessit s sei vaut de modèles à ses élèves, dont il n'avail pas souvent même le temps vie retoucher la peinture. I.e roi d’Angletenc voulut attacher! ouet à son service ; mais sa position eu K rance étaii trop brillimle pour qu’il pût accepter les olhes de ce souverain. Vouet forma tous ies artistes qui se sont distingués dans le xvii* siècle. Paiini ses nombreux élèves on elle surtout, outre J. -II. Lola . Aubin et 4'lauflc Voilettes frères, morts axant lui, déjà nommes, l rancois Poirier, Pierre Mignard, Nicolas Miaprroti, *»ûris Poe r s on itorigny le père, i.oui* et neuri Testclln. Alphonse du i* resnoy. il eut un fils, peu connu, qui travailla avec Mnsnier, Corn ci U* le jeune et Roiinemer à la décoration du plafond de la galerie des Tuileries oii le roi donnait ses audiences. Ces quatre ar estes étaient pensionnaires du roi à Home sous la direction d’Krrarri , et copièrent, daits celte occasion, des compositions de la galerie Farnèse d’A. (irradie (Mémoire* iné il* de ï. cademie , t. il, p. 13). Picsque tous les ouviages de Vouet ont été gravés : Dorigny, son gendre, en a repioduii la plus grande partie; Toriebut, <pii avait aussi épousé une de ses filles, a également beaucoup gravé d’après lui. Enlin, Michel Lasne, Mcllan, Picrie de !ode, Troschel , Crouler, boulanger, Karl Audran, Paroi, ont lait connaître une foule de ses ouvrages, détruits maintenant. Vouet fut un peintre tiès habile, savant en architecture, entendant bien la décoration el Pari de faire plafonner les figurés, art que Pétude des ou \ rages de Paul Véronèse lui avait enseigné. I.cs tableaux de son bon temps sontétimiés avec soin, peints avec vigueur. Surchargé de commandes, il tomba dans la manière, prodigua les fêles de prol.l, donna à toutes le même caractère , supprima les détails, coucha par grandes teintes plates les ombres et les lumières, et opposa an ton uniformément rouge de scs figures d'hommes des demi-tenues grises et verdâtres. Malgré tous ses défauts, on reconnaît toujours une fccondité d’invention , une sorte d'élégance et un effet pittoresque qu’il a été donné à très peu d’artistes de posséder.

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