GALERIE D’APOLLON
Un incendie ayant détruit en 1661 cette galerie élevée primitivement par Henri IV, Louis XIV la üt reconstruire d’après les dessins de Charles le Brun. Cet artiste s’était chargé en outre d’orner de peintures de sa main le plafond et les panneaux, mais il ne termina qu'une partie de la tâche qu’il avait entreprise. Abandonnée depuis longtemps , la galerie menaçait ruine de toutes parts, et exigeait de grandes réparations. Elles furent décidées en 18*26 ; on étaya cette immense pièce ; un échafaudage cacha la voûte; des planches dressées de chaque côté formèrent au milieu une espèce de corridor. Ces préparatifs terminés, on ne
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s’occupa plus de la restauration projetée. Les choses restèrent en cet état jusqu’en 1818, époque où les travaux furent repris avec vigueur par M. Duban, alors architecte du Louvre, et terminés dans l’espace d’environ trois années. Le 5 juin 1851, la galerie d’Apollon ainsi que les deux grands salons, splendidement restaurés, rouvraient leurs portes, et le Président de la république en faisait l’inauguration solennelle.
Le Brun avait divisé le berceau de la voûte en cinq cartouches principaux, dans lesquels il comptait retracer la marche du jour en empruntant à ia mythologie ses allégories et ses divinités. Quatre autres cartouches accompagnant de chaque côté le sujet central et représentant les quatre saisons , enfin douze médaillons en camaïeu, rappelant les mois de l'année, complétèrent la décoration de ce plafond qui repose à chaque extrémité sur une voussure.
Lorsqu’on parcourt la galerie en allant du midi au nord, c’està-dire en prenant pour point de départ le balcon qui fait face à la rivière, les cartouches de la voûte se présentent dans l'ordre suivant :