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La chute des anges rebelles

H. 1,60. — L. 1, 30. - T. - Fig. de 0,50.

Saint Michel foudroie les anges rebelles et le monstre à sept têtes.

Collection de Louis XIV. — I.c Brun devait peindre, dans le plafond d’une chapelle du château de Versailles, un tableau représentant la Chute

BRUN (lk).

dos auges, dont loutcs les études étaient faites ; mais cette chapelle ayant été abattu#pour fa're place à l'escalier de la reine, ce projet ne put recevoir d’exécution, il lit alors une esquisse de la forme que devait avoir ce plafond, ensuite il peignit un tableau représentant le principal groupe de cette grande composition, et c’est sur ce tableau que Boira gravé scs deux planches, qui lui furent payées par le Brun, avec 50 épreuves, 1,500 livres. Guillct de Saint-Georges, qui donne ces détails ( Mémoires inédits sur la vie et let ouvrages des membres de l’Académie, t. i, p. ti9), ajoute : • l.e grand dessin n’ayant pas été exécuté dans la chapelle de Versailles, il .-.'était présenté une occasion de le mettre au jour, et M. le Brun avait proposé à M. de Louvois, après la mort de Mgr Colbert, de le faire peindre dans le dôme de la chapelle du collège des Quatre- Nations, par M. flouasse et par M. Verdier, et pour cet effet, il a été fait par VI. nouasse un modèle dudit ddme, dans lequel il a dessiné le même dessin de la Cbute des angs, disposé selon que le demandnit la forme de ce dôme; mais ce projet n’a point encore réussi. » Plus loin , le même auteur complète l’histoire de ce tableau de la manière suivante (page 70) : • Au commencement du mois de janvier 1687, M. le Brun fut saluer Mgr de l/ouvois pour lui souhaiter une bonne année. Comme Mgr de I.ouvois étnit à Paris, les principaux de l’Académie étaient avec M. le Brun, qui se servirent de ccttc occasion pour faire leurs compliments au nom de la Compagnie. Mais M. le Brun y avait fait porter un peu devant le tableau du groupe de la Chute des anges, qu’il avait fait pour servir h l’exécutiun qu'il en croyoit faire en grand dans la chapelle de Versailles. Il croyoit que ce tableau seroit agréable à Mgr de Louvois, h cause qu’il représente un saint Michel qui précipite ce groupe, et qu’il lui avait dédié l’estampe que M. Loir en a gravée. Mais comme il se fui approché de Mgr de Louvois pour le prier de l’avoir pour agréable, il le refusa. Le tableau ne i laissa pas de demeurer un peu de temps dans la salie de Mgr de Louvois, jusqu’à ce que M. le Brun se présenta de nouveau à la tête de l’Académie, et la compagnie s'en retournant, Mgr de Louvois dit à M. le Brun que le roi seroit bien aise de voir ce tableau; qu’il étoit très-bien, et qu’il lui consi-illoit de le porter au roi. M. le Brun connut bien ce que cela voulnit dire, et vit bien qu’il n’y avoit guère d’apparence d’être bien auprès d- ce ministre, d’autant que M. de C.......

(de la Chapelle) lui rendoit tous les mauvais oiTices imaginables et cmpoisonnoit tout. C'est ce qui confirma M. le Brun dans le dégoût qu’il coininençoit à avoir pour la cour, et j'ai remarqué que depuis ce temps-là il n’allot en cour qu’avec chagrin, quoiqu'assurément il ne reçût du roi que des marques d’une très grande bonté pour lui et de beaucoup d’estime. » — Cette peinture, en 1709-1710, était placée à Versailles, dans le cabinet des tableaux.

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