Paysage. — Vued'Arpino
H. 2, 12. - L. 1, 61. - T. - Fig. de 0, 13.
Sur le devant du tableau, deux taureaux se menaçant de leurs cornes. Plus loin, un pâtre debout, appuyé contre un arbre, joue du chalumeau en gardant ses bestiaux.
DEIVIVER (Balthasar), né à Hambourg le la novembre 1683, mort dans la même ville le 14 avril 1747. (Ecole allemande.)
Il apprit à dessiner chez un professeur d'Altona et à peindre à Dantzig. Malgré ses progrès, ses parents lui firent quitter Tatelier de son maître pour le placer chez son oncle, négociant de Hambourg. Envoyé en 1707 à Berlin, où le roi Frédéric II avait rassemblé une belle collection de tableaux, Denner se mit à les copier assidûment et à dessiner d'après nature. Enfin il abandonna définitivement le commerce en 1709, et à partir de cette époque jusqu'à sa mort il ne cessa d'aller successivement dans toutes les cours d'Allemagne pour y peindre les portraits des souverains et des grands seigneurs, qui payaient ses ouvrages des prix très élevés. Il fit aussi plusieurs voyages en Hollande et à Londres, et vit partout rechercher ses ouvrages avec un extrême empressement. Denner , dessinateur peu correct et compositeur médiocre, a peint quelques tableaux de genre; mais ce sont surtout ses portraits et ses tètes qui l'ont rendu célèbre : personne n'a poussé aussi loin que lui l'imitation de la nature Cette imitation produit une illusion plus complète encore lorsqu'on examine à la loupe ses tableaux, dont le fini, exempt de sécheresse et de manière, effraie l'artiste le plus patient. Malgré celte qualité extraordinaire et qu'aucun peintre n'a possédée à beaucoup près à ce degré, Denner est bien loin de charmer comme van Dyck, Titien , Rubens ou Rembrandt. On l'admire, on reste confondu devant ses prodiges, qui doivent, au surplus, lui avoir moins coûté qu'on pourrait le croire d'abord, puisqu'il a beaucoup produit; mais l'on n'est point ému,
{)reuve bien convaincante que l'imitation aussi réelle que possible de a nature n'est pas le vrai but de l'art.