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Les maraudeurs

H. 0, 37. - L. 0, 30. - B. - Fig. de 0, 20.

• Une femme à genoux implore le chef d'une troupe de maraudeurs. A droite, un homme assis sur un tambour; au deuxième plan, trois soldats allument leurs pipes, et

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dans le fond de la pièce , à gauche, un homme fouillant dans une malle.

Ancienne collcclion. — Ce tableau élait placé autrefois dans l'abbaye de Saint-Martin, à Tournav.

DL JARDIN (Karel). — Voir Jardin.

DYCK (Anton van), peintre j graveur, né à Aiivers le 22 mars lo99, mort à Blackfriars , prés de Londres , le 9 décembre 1641. (Ecole flamande.)

Son père. Frans van Dyck, peintre sur verre, le plaça en 1610 chez van Balen. où il resta deux ans. Il entra ensuite à l'école de Rubens et fit des progrès si rapides que bientôt il put l'aider dans ses grands travaux. [1 fut reçu franc-maître de la confrérie de Sainl-Luc le 11 février 1618. Après avoir exécuté un grand nombre de tableaux importants, van Dyck partit pour l'Italie le 3 octobre 1621, et arriva dans le mois de noVembre à Gènes, où il peignit une quantité de portraits qui mirent au jour son rare talent. En 1622 il se rendit à Rome, copia les chefs-d'œuvre des maîtres , passa à Florence, puisa Bologne, à Venise, où il étudia avec ardeur les peintures des grands coloristes, et revint à Mantoue et à Rome au commencement de'1623. Après huit mois de séjour dans cette dernière ville, van Dyck repartit pour Gènes. (Quelque temps après son retour . Emmanuel-Philibert de Savoie, vice-roi de Sicile, l'appela àsacour ; il s'y rendit, et. surchargé de commandes , il aurait fait un long séjour à Palerme si la peste ne se fût déclarée et ne l'eût contraint à revenir à Gènes. Après être resté plus de trois ans et demi en Italie, où il laissa une quantité considérable de tableaux remarquables et surtout des portraits de la plus admirable exécution, van Dyck s'embarqua pour la France . arriva à Marseille le 4 juillet 1625 ."passa à Aix. vint à Paris , y séjourna peu , et se trouvait à Anvers à la fin de septembre. Quoiqu'il ne manquât, pas d'occupation dans son pays, il crut en trouver davantage à la cour de Charles 1er. Il arriva en Aiigletcrrc à la fin de 1627; mais son premier séjour dans ce pays fut de peu de durée, n'ayant pu trouver l'occasion de mettre son talent eu évidence et de se faire présenter au roi. Rebuté par ce voyage infructueux, il retourna à Anvers, et pendant six années il fil un grand nombre de tableaux dans les Pays-Bas. L'immense réputation qu'il s'acquit par ses travaux engagea enfin Charles F"" à le rappeler en Angleterre. Van Dyck arriva àLondres en 1632 et ne tarda pas à être comblé cette fois'de richesses et d'honneurs. Il reçut du roi une pension considérable, fut créé chevalier le .5 juillet 1632. et nommé premier peintre l'année suivante. A l'exception d'une courte apparition à Anvers en 1634. époque où il fut élu par ses confrères doyen de l'académie de Saint-Luc. et d'un voyage .-l Paris qu'il fil en 164rdans l'espoir d'obtenir les peintures de la galerie du Louvre, données déjà, sans qu'il le sût, à Poussin, van Dyck passa le reste de sa vie en Angleterre, où il mourut, n'ayant pas tout à fait 42 ans. d'une maladie de langueur causée par les excès de travail et de plaisirs. Van Dyck a rendu son nom célèbre plus encore par ses magnifiques portraits que par ses beaux tableaux d'histoire. Il a gravé à l'eau-forte, de la manière la plus pittoresque, une suite de portraits extrêmement recherchés.

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