‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée national du LouvreChapitre 14 sur 545 · II. 0, 9i. - L. 1, 29. - T. - Fig. de · texte numérisé non relu

II. 0, 9i. - L. 1, 29. - T. - Fig. de

Au second })lan, et vue de face, une église terminée à droite par une haute tour carrée, et précédée d'un péristyle à colonnes et à pilastres de marbre rouge. En avant, à droite, un petit monument sculpté, surmonté d'une croix et s'élevant au pied d'un escalier qui descend à la mer. Par terre, deux canons démontés et un chapiteau brisé. A gauche, dans le golfe, un bâtiment portant le pavilion hollandais et une barque remplie de soldats; -plus loin, d'autres bâtiments et un fort. — Signé : Johannes Beerstraaten fecit 1662.

Collection de Louis XVIII. — Compris dans le lot de tableaux acqu i5 de M. de Langeac, en 1822, moyennant la somme de 20,000 fr.

BEGA (Abraham ou Adriaan\ On ignore la date de sa naissance; mort à la fin du XVI I" siècle. (Ecole hollandaise.)

Les auteurs ne sont d'accord ni sur les noms de cet artiste , ni sur les dates de sa naissance et de sa mort. Van Gool, qui a tiré ses notices d'Augustin Terwesten, contemporain et ami de Bega , le nomme Abraham Begvn, et il est à croire «lu'il appartenait à la famille de Kornelis Bega, élève d'Oslade, dont le père portait le nom de Begyn, nom que Kornelis changea en celui de Bega. Van Gool dit encore qu'Abraham naquit en 1560; mais cela ne se rapporte pas avec le récit de Weyerman, qui le nomme Adriaan Bega, le fait naître à Leyde et

BEGA (KoRNELis Begyn). 7

mourir à Berlin en 1696, âgé de 74 à 73 ans. Humbert, dans son manuscrit publié par Heinecke . assure qu'il a signé C.-A. Bega les nombreux tableaux qu'il a exécutés pour les châteaux des électeurs de Brandebourg, et d'autres auteurs hollandais appellent le même peintre Begyn. INicolaï le nomme Cornélius-Abraham. Quoi qu'il en soit, C.-A. Bega et Abraham ou Adriaan Begyn ne sont qu'un même artiste hollandais qui peignit des paysages, des animaux dans la manière de Berghem, et des vues d'architecture. En 1680. il fut appelé à Berlin par rélecteur de Brandebourg, depuis roi de Prusse, qui le nomma son premier peintre en 1690, et lui fit dessiner les maisons royales de ses Etats ainsi que les plus belles campagnes. Il s'acquitta de cette mission avec succès et décora ensuite les galeries du palais du roi. Ses tableaux de chevalet sont plus rares que ses peintures de grande dimension.

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