EYCK (VA
petit ange, vêtu d'une longue robe bleue, les ailes semées d'yeux , vole derrière la Vierge , et va poser sur sa tète une riche couronne d'or couverte de perles et de pierreries. La Vierge tient assis sur ses genoux l'Enfant- Jésus, qui porte de la main gauche le globo du monde en cristal surmonté d'une croix en or et en pierres précieuses, et lève la main droite pour bénir un donateur agenouillé en face de lui. Ce donateur, vêtu d'une robe de brocart brun et or, garnie de fourrure , a les mains jointes et s'appuie sur un prie-Dieu où sont posés un coussin et un livre d'heures ouvert. Les chapiteaux des pilastres du fond de la salle représentent des sujets de l'Histoire- Sainte sculptés en bas-reliefs. A travers les trois arcades, on a|)erçoit un jardin avec des toufles de lis , de roses , de glaïeuls , et terminé par une terrasse garnie de créneaux. Des paons, des oiseaux , se promènent dans le jardin, et un homme, appuyé sur sa canne, se tient debout près d'un autre personnage qui se penche pour regarder par un des créneaux. Au-delà du jardin , une rivière avec un pont défendu par une tour, et des îles. A droite, une ville avec des églises; à gauche, des faubourgs, et, dans le fond, une chaîne de montagnes.
Filhol, t. 9, pi. 578,
Musée Napoléon.— On a cru reconnaître Lyon dans la ville représenléc dans le fond du liblcau, el le chevcl de la calhédralf; de Sainl- Eliennc placée sur les bords de la Saône. Le prodigieux fini de toutes les parties de cette superbe peinture, où l'artiste a prodigue les détails et les figures , même sur les plans les plus éloignés . enfin sa belle conservation, donnent à cet ouvrage, exécuté de[)uis plus de quatre cents ans, une haute valeur.
AES (Peter van der) , dit le Chevalier Lelv, né à
Soest {en Wcstyhalie) en 1618, 7noi't à Londres en 1680. (Ecole Haniande.)
Son père , Jean van der Faës , capitaine d'infanterie , surnommé le capitaine du Lys ou Lely parce qu'il était né à La Haye dans une maison dont la' façade élàil décorée d'une lleur de lis . mil de bonne heure le jeun»' Pierre à l'école de Pietor «robber, peintre habile de Uarleni , où il resta deux ans. Lely peignit d'abord le paysage . <les sujets historiques, puis des portraits, et accpiil une grande habileté dans ce dernier genre. La mort de van Dyck . qui y excellait, le décida à s'y consacrer entièrement el à passer en Angleterre. 11 peignit suc-
FAES (VÀN DER). 83
ccssivemont loule la famille de Charles 1er, CromwcU et Charles II. qui le nomma son premier peintre et l'admit parmi les gentilshommes de sa chambre. Lely, comblé d'honneurs et de richesses, fit un nombre considérable de portraits, et les ouvrages de ses dernières années, supérieurs comme exécution à ceux produits dans la force de l'âge , sont particulièrement recherchés.
163. Méléagre présentant à Atalante la hure du sanglier de Calydon.
H. 1. 38. — L. 0, 93. — T. — Fig. demi-nat.
Méléagre, accompagné de son chien et ayant derrière lui trois hommes , dont un coiffé d'un turban et tenant une lance , remet à Atalante la hure du sanglier. Fond de paysage.
Musée Napoléon. — Ce tableau, qui provient du château du duc de Penthièvre à Châteauneuf, a été longtemps attribué à tort à Piètre de Cortone.