La Vierge avec r Enfant- Jésus
H. 0, iS. - L. 0, 27. - B. - Fig. pet. nat.
La Vierge est en buste, tète nue, les cheveux flottants, avec une ferronnière de perles ; elle tient dans ses bras TEnfant-Jésus presque nu. — On lit sur le tour du cadre : mediatrix • nostra • qve • es • post • devm •
SPES • SOLA • TTO • FILIO • ME REPRESENTA • ; et aU
bas : JOHANNEs • Melbodie • piNGEBAT. — Derrière ce panneau est peinte, dans une niche figurée, une tête de mort dont la mâchoire inférieure est détachée; au-dessus, sur un rouleau , on lit cette légende, écrite en lettres gothiques : facile contemnit omnia qvi se semper COGITAT MORiTVRVM • HiERQNmvs • 1517. ; au bas, la devise : matvra.
Collection de Louis-Philippe. —Ce panneau et le précédent, qui forment diptyque, ont été acquis en 1847, de M. J. Bernard, architecte à Valendennes, pour la somme de 1,000 fr.
MALBODIUS ou MALBOGI. — Voir Mabuse.
14() MATSYS (QriNTEN).
MASSVS. — Voir Matsys.
MATSYS (QuiNTEN ou Quentin), né à Anvers vers 1460. // ressort de deux documents authentiques qu'il vivait encore le 8 juillet 1330, mais qu'il était déjà mort le 12 octobre 1331. (Ecole flamande.)
Le nom de cet artiste a été écrit différemment par les biographes ; on l'a appelé Massys, Messys, Melsys ou Quinlijn de Smit. Les registres de la confrérie de Saint-Luc d'Anversle nomment plus habituellement Massys. La date précise de sa naissance est encore inconnue, mais on a la certitude qu'il fut admis en lij91-92 comme franc-jiiaître dans la confrérie de Saint- Luc d'Anvers. Or, connue avant d'être peintre il avait exercé le métier de forgeron ou de serrurier, en supposant qu'il eût eu au moment de son admission 30 ou 35 ans, la date de sa naissance donnée plus haut ne doit pas s'éloigner beaucoup de la vérité. Les auteurs ont attribué le changement de profession de Quinlen, les uns à une aventure romanesque qui n'est appuyée sur aucune preuve authentique, les autres aux suites d'une maladie qui ne lui auraient pas permis de reprendre le marteau. Quoi qu'il en soit, Matsys prouva qu'il était né peintre ; il étudia la nature, el sans négliger les détails accessoires, il donna plus d'importance à la figure humaine et plus d'unité à l'effet et à l'ensemble de la composition. Son style sert de transition entre celui des van Eyck et celui de Rubens. Il fut intimement Hé avec Erasme, Thomas More, Petrus vEgidius, et très honoré de ses contemporains. Albrecht Durer et llolbein estimaient singulièrement ses peintures. — Les élèves de Quinten furent, en 1W5, Ariaen ; en 1501, ^villpiii Miifleiiibrocc; en 150a, Edwaert portugalois ; en 1510, Henné «oecKinakerc— Il y eut encore un Jiau Matsys, probablement frère de Quinlen, reçu franc-maître en 1501.