Le Christ descendu de la croix
H. 2, 20. — L. 2, a. — Forme échancrée aux angles du haut. — B. — Fig. pet. nat.
Au milieu de la composition, Nicodème, encore monté sur l'échelle, descend le corps du Christ qu'il tient dans ses bras. Au-dessus de lui, un serviteur, ayant un marteau passé dans sa ceinture, supporte le bras gauche du Sauveur. Une sainte femme, agenouillée et en pleurs, presse avec douleur le bras droit, tandis que les jambes sont soutenues par Joseph d'Arimathie debout, et par Marie-Madeleine qui est à genoux; derrière celle-ci, une autre sainte femme présente la couronne d'épines à Joseph d'Arimathie. A gauche, saint Jean, vêtu de rouge, reçoit dans ses bras la Vierge évanouie. Sur le devant, on voit à terre un crâne , un tibia auprès de la croix, et devant la Madeleine, un vase de parfums sur lequel est posé son gant.
Musée Napoléon. — Ce tableau, peint sur fond d'or, est le milieu d"un triptyque dont les volets sont perdus. H est entouré d'une bordure dan<5 laquelle, au milieu de feuillages gotliiques, se trouve répétée une clochette suspendue à une espèce de T, indiquant qu'il était destiné à mie chapelle sous l'invocation de saint Antoine, ou que le donateur du tableau avait ce saint pour patron. Placé autrefois dans une salle de la maison professe des jésuites, rue Saint-Antoine, il fut transporté en 1703 dans l'église du
148 MATSYS (Quinten).
Val-(le-Gràco, au-dessus de la porte d'entrée. L'inventaire et les notices précédentes donnaient cette peinture à l^ucas van l.eydcn, attribution évidemment fausse. Des critiques ont pensé qu'on devait la restituer à un artiste allemand qui subissait tantôt l'influence de Matsys, tantôt celle de Lucas van Leyden, et dont on a trouvé plusieurs tableaux à Cologne. Quant à nous, aprt's avoir étudié très soigneusement et à un intervalle fort rapproché le grand tableau de l'ensevelissement du Christ, de Quinten Matsys, (jui est au Musée d'Anvers, et la peinture du Louvre, le style, le caractère des tètes, dont plusieurs paraissent imitées d'après les mômes modèles, l'analogie des accessoires, tout enfin nous porte à croire que les tableaux de Paris et d'Anvers sont sortis du même pinceau.
MATSYS (Jan) , florissait de 1531 à 1365. (Ecole flamande.)
11 était fils de Quinten iMatsys, et l'on ignore la date de sa naissance et celle de sa mort. Elève de jaket Oskens en 1516, il fut reçu franc-maître en 1531, en même temps que C'ornolis llatsys, qui pourrait bien être lils de Jan Matsys, frère de Quinten , et dont on connaît des gravures portant la date de 1550. Jan , qui travaillait encore en 1565, ne fut pas probablement le seul fils de Quinten qui s'adonna à la peinture; il paraît même qu'il eut deux frères : Peerken Quintcns et Jocksen, ses aînés, qui en 1510 étaient élèves d'Ariaen, l'ancien disciple de leur père.