Étude de chevaux
Cinq chevaux sur une même toile, sans fond. A gauche, un cheval blanc, et derrière, un bai. Au milieu,
iC)S MEULEN (VAN dek).
un clieval blanc vu par la croupe, et à droite deux ohe vaux pie.
Ancienne collecUon.
MIEL. — Voir Meel.
MIEREAXLT. — Voir Mireveld.
MIERIS LE VIEUX (Frans van), né à Deift m 1635, le 10 avril suivant Wcycrmann, ou le 16 selon Houbraken ; mort à Leyde le 12 mars 1681. (Ecole hollandaise.)
Le père de ^lieris, lapidaire et riche orftvre, cédant à la vocation de son fils pour le dessin, le plaça d'abord chez Abraham Toonivliet, peintre habile sur verre, puis chez Gérard Do v, oii il fil des progrès si rapides que bientôt Gérard le surnomma le prince de ses élèves. Afin d'agrandir sa manière par l'étude de la peinture historique, Mieris entra ensuite à l'atelier d'Adriaan van den Tenipel ; mais il n'y resta pas longtemps, ne pouvant résister au penchant qui l'entraînait vers les sujets de genre de petites dimensions. Il revint de nouveau chez Gérard Dov, et ne sortit de son atelier que lorsqu'il eut appris de l'habile maître tout ce qui peut s'enseigner. L'archiduc Léopold-Guiilaume voulut attacher .Mieris à son service ; mais il ne put le décider à quitter sa patrie, où ses tableaux, d'un extrême fini et souvent d'une dimension plus petite encore que ceux de Gérard Dov, étaient recherchés avec empressement par les connaisseurs et payés des prix très élevés. On prétend qu'à l'exemple de son maître il fit un grand usage du miroir concave pour copier et réduire ses modèles. Mieris laissa deux fils : "Willem, dont il sera parlé dans l'article suivant, et Jan, né à Leyde le 17 juin IGOO, mort à Rome le 17 mars 1690. Ce dernier fut son élève, étudia aussi sous Gérard de Lairesse, voyagea en Allemagne, en Italie, et ne fut pas sans quelque mérite.