Scètie familière
A droite, une jeune fille , debout devant une fenêtre , tient un cliat dans ses bras. A coté d'elle, un jeune garçon , dont la toque est placée sur le bord de la fenêtre , joue avec un oiseau et a la main gauche posée sur un pot en terre cuite. Derrière lui, un homme en manteau montre une bourse à la jeune fille. — Signé : L. de Moni.
Musée Napoléon.
MOOR (Karel de), peintre, graveur, né à Leyde le 22 février 16o6, mort à La Haye le 16 février 1738. (Ecole hollandaise.)
Son père, qui était marchand de tableaux, le plaça d'abord chez Gérard Dov. Désiieux d'acquérir une manière plus large', il alla étudier à Amsterdam sous AbraUani van den Tempel, bon peintre de portraits. Après la mort de ce maître, il revint à Leyde, entra à l'atelier de Franz Mieris, qu'il quitta pour celui de Godefried Schalken, qui habitait Dordrecht. Il fit beaucoup de portraits, des compositions historiques et des tai)leaux de genre. Ses ouvrages étaient très recherchés, non-seulement en Hollande, mais aussi à l'étranger. Le grand-duc de Toscane, l'empereur, le czar Pierre-le-Grand, voulurent en posséder, et le récompensèrent magnifiquement. Il eut un fils, nommé aussi Karel, qui exerça la peinture et fit également des portraits.