La leçon de basse de viole
H. 0. i8. — L. 0, 38. — Cintré. — B. — Fig. de 0, 26.
Au milieu, une femme vêtue de satin blanc, assise devant une table couverte d'un tapis, joue de la basse. Son maître, tète nue , tient la musique que l'écolière regarde en tournant la tète. A droite, derrière une chaise, un jeune garçon debout, son chapeau dans la main gauche, son violon dans la droite, a les yeux fiNés sur le mnltrc de musique. Dans le fond, un miroir accroché à la muraille. — Signé, au bas du papier de musique : CANetscher f. (le C, VA et VN sont enlacés l'un dans l'autre).
Gravé par Heina dam le Musée royal. — Filhol, t. G, pi. U 1. Ancienne collection. — (Voir la note du numéro précédent.)
NICASIUS. 187
]>IETSCHER (Constantin), né à La Haye en 1670, mort dans la même ville en 1722. (Ecole hollandaise.)
Il était fils de Gaspar Netscher et perdit son père n'ayant encore que lu ans. Il copia les oimages de Gaspar, chercha à imiter sa manière et peignit comme lui beaucoup de portraits de petites dimensions. Le comte de Portland l'engagea en vain à passer avec lui en Angleterre. Il resta à La Haye, fut admis dans la société des peintres de cette ville le 8 août 1699, et devint ensuite directeur de Técole académique.— Theodor Hîelscher, son frère aîné, né à Bordeaux en 1661, mort à Hulst en 1732, fut également élève de son père. A l'âge de 18 ans, il quitta la Hollande et suivit à Paris le comte Davaux, envoyé de France. Il séjourna vingt années à Paris, faisant une grande quantité de portraits, gagnant des sommes considérables, et admis dans l'intimité des grands seigneurs. ]M. Oudyck, ambassadeur des Etats de Hollande, en France, le décida à retourner avec lui dans les Pays-Bas, en lui promettant de lui faire obtenir un poste honorable et lucratif. En effet, il eut la recette de la ville d'Hulst en Flandre). La faveur dont Theodor Netscher jouissait en France le suivit à La Haye et même en Angleterre, lorsque après la paix de Ryswyck il alla, en 1715, à Londres, en qualité de trésorier du corps d'armée que les Etats généraux envoyaient au roi Georges. Revenu en Hollande en 1722, il se retira de la cour et vint finir ses jours à Hulst. Il a peint un nombre prodigieux de portraits et copié souvent ceux de van Dyck avec beaucoup de talent.