‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée national du LouvreChapitre 318 sur 545 · ORLEY (VAN · texte numérisé non relu

ORLEY (VAN

quelques portraits. Le succès cfu'il obtiut lui fit changer de résolution. Au lieu de continuer sa route, il resta à Lille, y vécut pendant quarante-un ans, et ne retourna à Bruges que peu de temps avant sa mort. Il a peint, comme son père, des portraits et des tableaux d'histoire.— Il y eut encore un autre van Oost, frère de van Oost le vieux, qui se fit jacobin et fut un peintre de quelque talent.

366. Saint Charles Borromée communiant les pestiférés à Milan, en 1576.

H. 3, 30. - L. 2, 57. - T. - Fig. gr. nat.

Sur le devant, une femme, un homme et un enfant morts sont étendus par terre. Un jeune homme se bouche les narines d'une main , et de l'autre écarte un enfant cherchant à prendre le sein de sa mère qui vient d'expirer. Au milieu, le saint, suivi de trois acolytes, tient un calice et donne la communion à quatre personnes agenouillées à gauche devant lui. Dans le ciel, des chérubins et des anges sur des nuages.

Landon, t. 2, ^^/. 42.

Jlusée Napoléon. — Au sujet de ce tableau, nous avons trouvé dans les archives du Louvre ime note curieuse que nous reprodmsons ici : — « Rapport, état et prisée des objets donnés en échange du tableau de Vanook (sic), appartenant au ci-devant prince de Coati, ledit échange fait en vertu de la lettre du ministre, en date du 4« jour complémentaire de l'an IV, sur la demande que lui en avoit faite le Conservatoire lors de la restitution. D'après l'avis des citoyens Le Brun et Vincent, ainsi que du Conservatoire, l'on a fixé la valeur actuelle de ce tableau à la somme de û,800 fr. )) Suit la description de quatorze vases de porcelaine de Sè^Tes, faisant un total de a,800 fr. « Ledit état remis le 9 frimaire an V de la république française, signé: Le Brun. — Vincent. — Fragonard — Foubgrt.— (Nota.) Le citoyen Jean Cornu, fondé de pouvoir du ci-devant prince de Conti, demeurant rue de Touraine, n» 3, ayant fait observer que parmi les vases livrés, trois étaient défectueux de cassures et éclats , ce qui fut vérifié et trouvé juste , on ajouta quatre autres petits vases de porcelaine de Sèvres, estimés 600 fr. «

ORLEY (Bernardin van), ou BARE]>T VAN BRUSSEL.

La plupart des biographes disent qu'il a vécu 70 ans, mais ne s'accordent pas sur les dates de sa naissance et de sa mort : les uns le font naître à Bruxelles en 1470, d'autres en 1490. Enfin sa mort a été successivement placée aux années lo41, looO, 1560, sans preuves appuyées sur des documents authentiques. (Ecole flamande.)

On ignore le nom de son maître. Fort jeune il quitta la Flandre, alla en Italie, et devint, à Rome, vers 1508, élève de Raphaël. De retour dans le Brabant, il fut présenté à Marguerite d'Autriche, régente des Pays-Bas, par

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son neveu Charles V. Elle le nomma son peintre ; et, par les comptes de ses dépenses des années 1521-1522, on voit qu'il touchait, en cette qualité, un sou par jour, ou dix-huit livres cinq sous par an, outre les sommes qu'il recevait pour chacun de ses tableaux. Il peignit souvent, dans de grandes dimensions, des chasses de Charles V, et fit les nombreux cartons des tapisseries exécutées pour le prince de la maison d'Autriche, pour la duchesse de Parme et pour les princes de Nassau. La sœur de Charles V, Marie d'Autriche, ayant succédé sur le trône des Pays-Bas à ^larguerite, morte le !«•■ décembre 1530, van Orley remplit également à sa cour la charge de peintre officiel et peignit pour elle un grand nombre de tableaux d'iiistoire. Il eut pour élève Micliel Coxcie.

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