‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée national du LouvreChapitre 434 sur 545 · Intérieur d'église · texte numérisé non relu

Intérieur d'église

H. L 16. - L. 1, 81. - T.- Fig. do 0, 15.

Au premier plan, dans le bas-côté à gauche, deux enfants. Dans la nef, un moine, un seigneur, sa femme et deux petites filles. Sur le premier pilier de gauche, un tableau représentant un homme et une femme à micorps, les mains jointes, et dans la partie supérieure, la Résurrection de Jésus-Christ. Dans le bas-côté de droite, un paysan agenouillé, en prière devant une chapelle dont le tableau d'autel a pour sujet l'Annonciation. Dans le fond de la nef, diverses figures et un jubé. — Signé, à droite ; H. F. Steenioijck fecit.

Ancienne collection.

SUSTER ou SUSTRIS. — Voir Zustris.

268 SWANEVELT (van).

SWANEVELT, SWANEUELT ou SUATXEVELT (Herman

VAN), dit Herman d'Italie, ne à Woerden vers 1620, mort à Rome en 1690 suivant presque tous les biographes, et en 16o5 selon les registres de l'Académie de peinture de Paris. (Ecole hollandaise.)

l.csauteurs hollandais ne donnent presque aucun renseignement sur cet altiste, dont on a écrit diversement le nom, et que Zani, nous ne savons d'après quel document, appelle Fischer. On croit qu'il eut pour maître Gérard Dov. Ce qui est certain, c'est que, jeune encore, il voyagea en Italie, se fixa à Rome, devint élève de Claude le l^orrain, et prit ce maître pour modèle. Au lieu de fréquenter les jeunes artistes de son pays établis dans la même ville, Swanevelt recherchait la solitude, passait ses journées au milieu des ruines, qu'il aimait à représenter. Cette vie retirée lui fit donner le surnom (ïErmite. 11 vint à Paris, travailla avec Patel à la décoration du cabinet de l'Amour de l'hôtel du piésident Lambert, fut reçu de l'Académie royale de peinture le 8 mars 1053, et mourut, suivant les registres de celte société, en 1655. Cette dernière date est en contradiction avec celle donnée par ses biographes. Passeri dit qu'il abandonna Rome et mourut à Venise , en 1659, âgé d'environ 50 ans. Presque tous les autres auteurs, se copiant sans doute les uns les autres, rapportent qu'il moinut à Rome en 1690, Si l'on réfléchit que Hernian vécut à Paris, circonstance que ses biographes ne mentionnent pas, et que d'Argenville même, qui aurait pu facilement s'assurer du fait, repousse comme peu vraisemblable; qu'il y fit des tableaux pour le cabinet de l'Amour ; enfin, que nous avons des tableaux de lui datés de Paris, 165^, on doit penser que l'Académie, dont il faisait partie depuis l'année précédente, n'avait ])as dû le perdre de vue et a eu une connaissance exacte de l'époque de sa mort.

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