Calme plat
A gauche , un navire de guerre hollandais vu par l'avant , accompagné de plusieurs barques. A droite , au premier plan , un bateau de pêcheur à la voile. Dans le fond, un vaisseau et d'autres embarcations.
Ancienne collection.
VENIUS (Otto). — Voir Veen.
"VENNE (Adriaan van der), peintre, poëte, né à Delft en 1589, mort à La Haye en 1662. (Ecole hollandaise.)
Après avoir fait ses études classiques à Leyde, il se mit sous la direction d'un orfèvre nommé Simon de Valck pour apprendre à dessiner. II fut ensuite chez jeronimus van Diest, assez bon peintre, surtout eu camaïeu , genre que van der Venne a pratiqué lui-même souvent. Ses progrès furent rapides et il acquit promptement de la réputation. Le prince d'Orange , le roi de Danemark et d'autres souverains recherchèrent ses ouvrages, qui sont nombreux. Il fit aussi beaucoup de dessins pour les imprimeurs et illustra une édition du poëte hollandais de Cats , qui est particulièrement recherchée.
292 VENNE (VAN der).
545. Fête donnée à l'occasion de la trêve conclue, en 1609, entre l'archiduc Albert d'AutrichCy souverain des Pays-Bas, et les Hollandais.
H. 0, 62. - L. 1, 12. - B. - Fig. de 0, 11.
Précédé par un amour auprès duquel se trouvent deux colombes , un homme s'avance en donnant la main à une femme richement parée. Derrière ces deux personnages, un nain vêtu de rouge , puis un groupe nombreux de seigneurs, tous nu-tête, à l'exception de l'archiduc, qui tient sa femme par la main. Le cortège est terminé par des soldats dont on aperçoit le haut des hallebardes. A droite, neuf musiciens , presque tous assis par terre. L'un d'eux, vu de dos, joue d'une épinette dont le couvercle relevé représente, au milieu d'un paysage, Latone changeant en grenouilles les Lyciens qui l'avaient insultée. Devant ces musiciens, les étuis de leurs instruments, de la vaisselle , des plats chargés de fruits, des verres, un singe. Plus à droite , des valets qui mettent des flacons à rafraîchir dans une mare. Au delà, sous un bois, quatre hommes se battant, et d'autres assis au pied d'un arbre. A gauche, le sol est couvert d'armes de toute espèce et un paysan en retire encore d'une charrette. Tout à fait à droite, à moitié cachées par les armes et des plantes, l'Envie et une Furie expirantes; un paysan agenouillé, et un autre paysan debout, les mains dans ses poches. Dans le fond, de riches voitures attelées et des chevaux (le selle gardés par des valets. — Signé, au-dessous de l'amour : a. v. tenne. fesit 161G.
Collection de Louis XlV. — Le paysage et les accessoires sont de J'roughcl de Velours. — Ce tableau, placé à Versailles dans le cabinet des peintures en 1709-1710, est enregistré dans Tinventaire de Baiily sous le nom de Porbus, malgré l'aulbenticité de la signature, fort lisible. Il fut exposé au IiUxen\l)ourg en 1750 sous le mOme nom, et Ton voit, par ses notes à V Ahecedario du père Orlandi, que Mariette le croyait aussi de ce maître.
VERELST (Simon), né à Anvers en 1664, 7nort à Londres en 1721 suivant Balkema, en 1710 selon Pilkington et Bri/an. Descamps et F iorillo ignorent la date de sa mort, (Ecole flamande.)
On ne sait pas le nom de son maître et Ton a peu de renseignements sur le conunenccmcnt de sa carrière. Il peignit des fleurs et des fruits avec
VERKOLIE (Jan). 293
beaucoup de succts, et lorsqu'il \int à Londres ses tableaux jouirent d'une grande vogue. Le duc de Buckingham et le prince de Condé,qui le protégeaient, furent cause, sans le vouloir, de la perte de son talent. Ils lui firent faire leurs portraits , et le prix élevé que Verelst reçut d'eux pour ces ouvrages médiocres flatta tellement sa vanité qu'il se crut supérieur dans cet art à van Dyck et aux plus grands portraitistes de l'époque. L'orgueil dégénéra bientôt en folie, et il fallut l'enfermer. Lorsqu'il revint à la raison, il voulut se remettre à peindre des fleurs; mais il était .trop tard, il avait perdu presque toute son habileté première. — C'ornèlis, son frère et son élève, né en 1665, mort à Londres en 1728, peignit aussi . avec talent des fleurs et des fruits. — Heruian, autre frère de Simon, né également à .\nvers, vécut quelque temps à Vienne, voyagea en Italie, et mourut à Londres en 1690 suivant Balkema, ou en 1700 si l'on en croit Fiorillo. Il peignit Thistoire, le portrait, le genre, le paysage, les fleurs et les fruits. — .^larie, nièce et élève de Simon, née à Anvers en 1680, morte à Londres en 174^ , se distingua comme peintre d'histoire et de portraits.