Portrait d'un peintre à son chevalet
H. 0, 25. — L. 0, 22. — B. — Fig. à mi-corps.
Il est debout, vu de trois quarts, tourné vers la droite ; il a les cheveux longs tombant sur les épaules, et de petites moustaches ; il porte une grande toque de velours noir, une robe de chambre de soie violette à revers et entr'ouverte sur la poitrine. Son bras droit repose sur l'appui d'une balustrade qu'un tapis recouvre en partie, et il tient de la main gauche sa palette, ses pinceaux et son appui-main. Devant lui, un chevalet supportant un tableau représentant un paysage. Dans le fond, un pilastre, et à droite une ouverture qui laisse apercevoir le ciel et des arbres.
Collection de Louis XVI. — On lit dans Lebrun (Galerie des peintre» flamands , t. ii, p. 29) : « J'ai acheté à la vente de van derMaker, à Leyden, un tableau de Voys, qu'on dit être le portrait de Pj-nakert, il a orné le cabinet de M. de Boisset, il est maintenant dans le Muséum national. » Ce tableau fut vendu en 1797, à la vente de M.Randonde Boisset, 5^0 liv.; il est inscrit dans le catalogue comme portrait de A. de Voys lui-même.
WEEmx OU WEE^TSX (Jan-Baptist), né à Amsterdam en 1621, mort à 39 ans, en 1660, au château de Huys- Termeycn, près dubourg d'Hoor, à deux lieues d'Utrecht.
Il fut successivement élève de jan Micker, peintre médiocre, d'Abraham Bloemaert, et enfin de Micolaas Mogaert. A l'âge de 22 ans il partit pour l'Italie, et séjourna quatre années à Rome, oU ses ouvrages
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étaient très recherchés. Le cardinal Pamphile se l'attacha, le nomma son peintre, et lui fit commander par le pape des travaux importants. Admis dans la bande académique, il reçut le surnom de Hochet à cause de sa voix aigre. De retour dans les Pays-Bas, il habita Amsterdam, puis Utrecht, et se retira en dernier lieu au château de Huys-Termeyen, où il se livra tout entier à l'étude de son art, ayant renoncé à retourner en Italie, malgré la promesse qu'il avait faite au cardinal de revenir achever les travaux qu'il avait commencés à Rome. Weenix s'est exercé dans tous les genres avec une égale facilité; il imita aussi la manière de plusieurs peintres, et a laissé des tableaux très terminés dans le goût de Mieris et de Gérard Dov.