‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée national du LouvreChapitre 481 sur 545 · Port de mer · texte numérisé non relu

Port de mer

H. 1, 17 - L. 1, 40. - T. - Fig. de 0, 50.

Vers le milieu, en avant d'un piédestal supportant une statue de femme qui tient une bourse à la main , un marchand ambulant grotesquement vêtu, et un jeune

300 WEENIX (Jan).

homme offrant à une dame une petite peinture dont elle détourne les yeux. Adroite, près d'un escalier, un enfant excite un chien contre un dindon. A gauche , par terre, des pièces de gibier, une manne de fruits et des ballots où est assis un homme tenant un paon. Plus loin, quatre Orientaux, et dans le port une espèce de gondole. Sur le quai , des cavaliers, un groupe colossal d'Hercule assommant Cacus, et au delà de grands vaisseaux ; Jésus-Christ et saint Pierre sont peints à l'arrière de l'un d'eux. — Signé : J. Weenix 1704.

Musée Napoléon,

WERFF (Le chevalier Adriaan van der), peîjitre, architecte, né le 2i janvier 16o9 dans le village de Kralinger- Ambacht, près de Rotterdam, mort à Rotterdam le 12 novembre 1722. (Ecole hollandaise.)

]1 montra dts son enfance les plus grandes dispositions pour le dessin. Son père, qui était inspecteur de moulins, le plaça di-s l'âge de 10 ans à l'atelier de Cornii Picolett, peintre de portraits à Rotterdam , puis à celui d'Eglon van der Keer, où il resta quatre années. A 17 ans il quitta ce dernier maître et se mit à peindre de petits portraits qui eurent le plus grand succès. En 1G96, l'électeur palatin étant venu à Piottcrdam, visita van der ^Verff, qui jouissait déjà d'une grande réputation, et lui commanda plusieurs tableaux, que l'artiste alla lui porter l'année suivante à Dusseldorf. Il fut richement récompensé par l'électeur, qui, ne pouvant réussir à se l'attacher entièrement, obtint qu'il s'engagerait seulement pendant neuf mois par an, moyeimant une pension de 6,000 florins. Van der Werff fut créé chevalier, sa famille et celle de sa fenune furent anoblies, et l'électeur ne cessa de le combler des plus riches présents. Aucun artiste, ■peut-être, n'a vu rechercher ses ouvrages avec un tel empressement, ni payer ses tableaux, de son vivant, un si haut prix. Adriaan a peint des sujets historiques, des scènes de la vie privée, des portraits, presque toujours dans de petites dimensions. On estime même plus ses petits tableaux que ceux où les figures sont de grandeur naturelle. Le fini précieux de l'exécution de van der Werff a été certainement pour beaucoup dans la vogue exagérée de ses ouvrages. Tout en lui reconnaissant certaines qualités réelles, on ne peut se dissimuler que ses cliairs, qui manquent de vie et de transparence, ne ressemblent trop à de l'ivoire, et que ses peintures ne soient privées de ces qualités pittoresques qui font le charme et la supériorité des ouvrages de Metsu, de Terburg et d'Ostade. — Adriaan eut un frère nommé Pieter, né à Kralinger-Ambacht en 1GG5, mort à Rotterdam en 1718, qui fut son élève. Les deux frères ont peint ensemble des tableaux qui semblent faits par une seule main. Les tajjleauxde Picter étaient aussi très recherchés de son temps; ils sont aujourd'hui très rares, et quoique d'une touche moins délicate que ceux d'Adriaan, ils passent souvent pour être de lui.

WERFF (van der). 3Û1

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