Vue de V ancien Louvre du côté de la Seine
H. 0, 45. — I.. 0. 75. — T. — Fig. de 0, 05.
Cette vue représente la fin de la galerie du bord de l'eau, l'extréiîHté de la galerie d'Apollon (appelée alors galerie des llois ) et la portion du Louvre construite jusqti'à une tour bâtie par Philippe-Auguste, à peu près à l'endroit cil est maintenant le pont des Arts. La partie occupée actuellement par le grand salon carré n'est pas plus élevée que le reste de la galerie, et l'étage placé au-dessus des cinq fenêtres du rez-de-cî aussée est surmonté des deux frontons triangulaires, supportés, non par quatre pilastres comme les autres, mais par deux, colonnes. Le premier étage de la façade de la galerie diffère entièrement de celui de Lebrun. La fenêtre inférieure est bouchée, et il n'existe pas de trace de balcon. L'appropriation des salles du bas n'avait doncpas été encore faite par Anne d'Autriche. A partir de l'extrémité de la galerie d'Apollon jusqu'à une tour d'angle de l'ancien Louvre, s'étend, sur la ligne occupée maintenant par le jardin de l'Infante, un bâtiment à deux rangs de fenêtres, bas et surmonté d'une terrasse qui se prolonge au delà de l'endroit où se trouve à présent le guichet du pont des Arts. Les constructions de la cour du Louvre sont encore sur la même ligne que celles en retraite où sont placées aujourd'hui les salles du candélabre , au rez-de-chaussée, et au-dessus la salle des bronzes. Les communs occupent la droite jusqu'à Saint- Germain-l'Auxerrois. Sur la Seine, des bateaux, et sur les deux rives des groupes nombreux de figures, parmi lesquelles on remarque, au premier plan, à gauche, des laveuses ; au milieu, des seigneurs sur une éminence, et à droite, des hommes et des chevaux dans l'eau. — Signé, sur une planche par terre, au milieu de la composition : A. R. Zeeman. 165..
Ck)llcction de Louis-Philippe, — Acqiiis en 1846, en vente publique^ pour la somme de 551 fr. 10 c.
318 ZUSTRIS.
ZORG. — Voir Rokes.
ZUSTRIS, SUSTRIS ou SUSTER, né à Amsterdam, peignait pendant la seconde moitié' du XV I^ siècle,
n prit d'abord des leçons de Christopb fScbwartz, à Munich, habita Venise pendant plusieurs années, suivant Vasari , et reçut des conseils de Titien, qu'il prit pour modf-le. La plus grande confusion règne chex tous les auteurs au sujet de la biographie de cet artiste, que l'on a confondu avec E<ainbert E.ombart et E.ai]ibert Suteruian ou Suavius, deux artistes dont Sandrard n'a fait aussi qu'un seul individu, et à tort,
Ïuisque l'on connaît une gravure roj^résentant une Charité où on lit : ambert Lomhart, invenit, suivi des lettres L. S., marque ordinaire de Lambert Sua vins, peintre et graveurau burin, dont Vasari cite avec éloge la planche représentant la Résurrection du Lazare.— FrcderikZustrIs, peintre, arciutecte, était fils de Lambert, gendre du Padouan Cartaro, faisait partie de l'académie de Florence, et peignit un tableau qui figura .aux obsèques de Michel-Ange. Vasari vante beaucoup son talent.