CUYP. U
CUYP ou RUYP (àalbert), peintre, graveur, ne' à Dor- (irecht en I6O0. La date de sa mort est inconnue, mais on sait par son inscription sur un registre de bourgeoisie qu'il vivait encore en 1672. (Ecole hollandaise.)
Il fui élève de jakob-Cicrritz Cayp, son père , peintre habile de paysages, qu'il ne larda pas à surpasser. Il a peint des animaux, des paysages, des marines, des portraits, des fleurs, d'une exécution large, spirituelle et surtout d'une admirable couleur. Malgré ces rares qualités, ce grand artiste fut peu apprécié de son vivant. Ses compositions Ï)araissaient trop simples, et l'on ne trouvait pas ses tableaux assez inis. Ils eurent le sort de ceux d'Hobbema. qui pendant longtemps ne se vendirent pas. à beaucoup près (voir le catalogue des ventes publié par Gérard Hoel). la moitié des ouvrages de Breughel et de beaucoup de peintres secondaires. Jusqu'en 1750, les meilleurs tableaux d' Aalbert Cuyp se payaient au plus 30 florins; mais à partir de cette «'poque les amateurs français et anglais les recherchèrent et les firent monter considérablement, en sorte qu'en 1783, à la vente de M. Linden van Slingelandt, amateur célèbre de Dordrecht, qui en possédait un nombre considérable et des plus beaux, le maître fut estimé comme il le méritait. Depuis, ses peintures ont encore au moins quadruplé de valeur. — Jakob-Qerritz Cuyp, père d' Aalbert, né à Dordrecht vers 1381 , élève d'Abraham Bloemaert, fut bon peintre de paysages et d'animaux, et l'un des fondateurs de la confrérie de Saint-Luc à Dordrecht, en 164(2. — Benjamin Cuyp, frère du précédent, ou. suivant d'autres auteurs, son neveu, suivit d'abord la manière d' Aalbert, puis celle de Kembrandt, surtout dans les sujets historiques, et enfin celle de David Teniers le vieux. — Parmi les imitateurs les plus heureux de Cuvp, on remarque surtout Jlakob van Stry, né a Dordrecht en 1736 , mort en 1813.