V. — NOUVEAU PROCÉDÉ DE CHEILOPLASTIE
Gazet. hebdom. de Méd. et de Chirurg. - 1854, p. 958.
La fréquence du cancroïde labial et la négligence des malades amène trop souvent le chirurgien à faire de grands délabrements pour enlever le néoplasme et crée par là de grands obstacles à l’autoplastie.
Soit un vaste cancroïde sür la lèvre inférieure. Il est enlevé par une incision en V; puis à la faveur d’une dissection, suffisante des lambeaux, on exécute la réunion sur la ligne médiane. Mais alors la bouche n’a plus que la forme d’un orifice circulaire, enlaidi par l’exubérance de la lèvre supérieure plissée sur elle-même. Pour y rémédier, on incise
horizontalement chaque commissure, au prorata des dimensions que l’on veut donner à la bouohe restaurée, et l’on termine en enlevant aux extrémités de la lèvre supérieure un lambeau triangulaire, à base inférieure, au moyen d’une incision en V renversé (^), dont une des branches arrive juste au point où commence l’incision de la commissure et l’autre où elle finit.
La réunion de ces deux plaies latérales tend la lèvre supérieure et rétablit la bouche. .
VI. — DU TRAITEMENT DES VARICES ET DES HÉMORRHOÏDES PAR LES INJECTIONS >