‹ Notice descriptive du Théatre HistoriqueChapitre 12 sur 19 · LE PLAFOND · texte numérisé non relu

LE PLAFOND

Le plafond est ovale, et rappelle par ses dispositions le style des grands plafonds de Versailles. Afin d'avoir un large espace au centre du plafond qui permît d'y

déployer une peinture monumentale et pour éviter la large ouvertute toujours triste et désagréable du ventilateur, on a placé deux lustres sur les côtés de l'ovale

qui se trouvent encadrés dans des motifs d'architecture et dissimulés par des formes de grandes coquilles. Au centre du plafond, Apollon, entraîné par quatre chevaux versant la lumière sur tout ce qoi l'environne; l'Aurore le devance, les Muses entourent son char; des rayons lumineux éclairent au loin les figu-. res du second plan; les villes, 1rs arts, les Sciences ; de petits génies répandus et volant dans les airs, portent les attributs du dieu et se réjouissent de sa splen- ,1,.,,,-. Les principales figures dore tableau ont été prises dans le célèbre tableau du Guide (le Soleil et les Heures).

Apres ce ciel ouvert et cette peinture, vient une riche colonnade qui repose sur un entablement couronnant la salle. — dette colonnade est interrompue par quatre motifs d'architecture à frontons ornés de figures. Au centre de ces motifs, quatre compositions représentant la Peinture, laComédie, la Musique, et la Tragédie, sont assises sur un riche support , d'où s'échappent à profusion des fleurs, da fruits, etc. — Ces motifs d'architecture sont soutenus par de grandes cariatides en or qui relèvent de riches draperies velours et soie rouges et brocarts d'or. — Ces ouvertures laissent apercevoir une seconde colonnade. Dans un plan plus éloigné, le ciel du centre du plafond apparaît encore a travers les ouvertures formées par les colonnes... L'ensemble est complété par des vases de fleurs et de riches balustrades placées au milieu de chaque arcade.

On voit que les auteurs de cette vaste composition ont surtout tâché d'éviter la banalité, la profusion in-

utile de petits ornements insignifiants qui décorent ordinairement les théâtres; ils se sont éloignés de ces divisions sans grandeur et répétées à l'infini, ils ont donné de l'air et du ciel à cette enveloppe de plâtre suspendue sur la tète des spectateurs.

Leur travail est en tout point digne de leur belle réputation.

La scène, qui, comme nous le disions tout à l'heure, a les mêmes dimensions au rideau que celle de la Porte-Saint-Martin, est vaste, immense, et peut se piéter à toutes les exigences des plus grands effets scéniques.

On arrive au foyer par un fort bel escalier double qui, au lieu de s'arrêter au premier étage, comme celui des Variétés, s'élève en croisant fort gracieusement ses deux branches et s'arrête au foyer.

Le foyer, grand, vaste, terminé par l'élégante coupole ornée des peintures de M. Guichard, est blanc et or. avec des lustres, des girandoles et de grands divans en velours grenat qui courent tout autour. Des bronzes fournis par l'un de nos fabricants les plus distingués, M. Achille Thomas, garnissent la cheminée.

Une chose a fixé particulièrement l'attention des architectes, c'est d'établir d'abord entre les diverses parties de la salle des communications faciles, puis des escaliers nombr» ux de dégagement ; sous ce rapport encore, ils n'ont rien laissé à désirer, car le plan routier du théâtre est parfaitement combiné, et huit escaliers servent pour sortir, soit par le boulevard, pour les piétons, soit, pour les équipages, par la rue desFossés-du -Temple.

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