Angennes [N. d'), seigneur de Rambouillet
Statue à genoux ; marbre. — H. 1,3S.
Ce personnage est représenté agenouillé sur un coussin, la tête nue et les mains jointes ; il est revêtu d'une cotte de mailles que recouvre une casaque aux armes de la maison d' Angennes : de sable au sautoir d'argent. Ses gantelets sont posés devant lui sur le coussin, et son casque est par terre à sa droite.
Cette figure était désignée au Musée des Monuments français sous le no 168 du catalogue de 1810, comme celle de Guillaume de Montmorency, mort en 1531, provenant du tombeau de ce personnage placé dans l'église de Saint-Martin de Montmorency. Les armoiries de la cotte d'armes et la description du tombeau de Guillaume de Montmorency, qui se trouve gravé par Picart dans VHistoire généalogique de la maison de Montmorency^ par Duchesne (p. S6(i), démontrent Terreur de cette attribution. M. de Guilhermy a reconnu ces armoiries pour être celles de la maison d'Ângennes, dont plusieurs membres étaient cn-
la Force (lome IX, p. 333), constate qu'en 1763 ces changements empêchèrent de reconnaître les sépultures des seigneurs de la maison d Angennes. « Il n'y en a qu'un seul, ajoute Piganiol, dont on voit ici un tombeau de pierre, sur lequel est un homme à genoux et armé, ayant ses gantelets par terre devant lui, ce qui signifie qu'il mourut de mort naturelle et point en guerre... L'on ne trouve rien dans les registres de cette église qui fasse connoltre nommément ce seigneur... Il y a toute apparence que c'est la représentation de Nicolas d'Angennes, seigneur de Rambouillet, etc., conseiller d'état, lieutenant-général des armées des rois Charles IX et Henri IH, capitaine des gardes de ce dernier et chevalier de l'ordre du Saint-Esprit. Il vivait encore le 5 février 1611, âgé de quatre-vingts ans. nLe style de cette figure, qui serait plutôt celui du XVI* siècle, l'absence des insignes des ordres de Saint-Michel et du Saint-Esprit, autorisent à supposer que cette statue est celle du père ou de l'aïeul de Nicolas d'Angennes.