‹ Notice du Musée Impérial de VersaillesChapitre 66 sur 730 · Bataille d'Agnadel. — 14 mai · texte numérisé non relu

Bataille d'Agnadel. — 14 mai

Par M. JOLLITET. — H. 8,84. — L, 2,67.

« La bataille d'Agnadel, dit le président Hénault, fut gagnée par Louis XII en personne contre les Vénitiens : il avait sous lui les maréchaux de Chaumont et de Trivulce, le duc de Bourbon, La Trémouille, etc. ; le comte de Dunois, qui avait été fait duc de Longueville en 1505, commandait l'arrière-garde. L'Alviane commandait les Vénitiens. » Ce fut l'infanterie des BrisigheUa, que ^stinguaient ses casaques mi-partie rouges et blanches, qui soutint seule tout l'effort de la bataille. Encouragés par l'intrépidité de leur chef, ils se firent tuer presque jusqu'au dernier : on en compta six mille couchés par terre. Vin^ canons tombèrent au pouvoir des Français , et l'Alviane, blesse au visage , fut amené prisonnier à Louis XII.

Ce tableau a été exposé au Salon de 18S7.

W. Prise de Brescia. — 19 février 1512.

Par M. Labivière en 1837. — - H. 3,80. — L. 2,68.

Gaston de Foix était devant Brescia, où le comte Avogaro venait ^e relever l'étendard de Venise. Dans le terrible assaut qui emporta cette place, il paya de sa personne comme le plus simple chevalier, mais ce fut à Bayard qu'appartint la palme du courage pendant le combat, comme celle de la générosité après la victoire. « Les François, raconte son ^uyer qui a écrit son histoire, cryoient :

France ! France I ceulx de la compagnie du bon chevalier cryoient : Bayart I Bayart I Les ennemys cryoient : Marco I Marco 1 Mais s'ils avoyent grant cœur de deffendre, les François l'avoyent cent fois plus grant pour entrer dedans ; et vont livrer ung assault merveilleux, par lequel ilz repoussèrent ungpeu les Véniciens. Quoi voyant le bon chevalier, commença à dire : Dedans! dedans ! compaignons I ilz sont nostres ; marchez, tout est deffaict. Luy-mesme entra le premier et passa le rampart , et après luy

S lus de mille ; de sorte qu'ilz gaignèrent le premier fort, et y en emoura de tous les costez, mais peu des François.. Le bon chevalier eut un coup dedans le haut de la cuysse, et entra si avant que le bout rompit, et demoura le fer et ung bout du fust dedans. Bien );uyda estre frappé à mort de la douleur qu'il sentit ; si commencea à dire au seigneur de Molart : Compaignon, faites marcher voz gens; la vile est gaignée; de moy je ne saurois tirer oultre, car je suis mort. »

Ce tableau a été exposé an Salon de 18S8.

SALLE NO 5. (Voir saUe no 2.)

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