STÈLES ET INSCRIPTIONS
Les inscriptions, en Égypte, s’appliquaient à toutes sortes de sujets. Les stèles sont plus habituellement destinées à rappeler la mémoire d’un parent défunt. En dehors des grandes inscriptions historiques, les stèles font pénétrer dans l’intérieur des familles ; elles nomment le père et l’aïeul avec toutes ses fonctions, et n’oublient pas la mère et les enfants. La formule qui accompagne les figures est ordinairement une prière adressée à Osiris, le dieu des morts. Ces prières se développent quelquefois de manière à présenter un intérêt littéraire. Si le personnage principal a pris part aux charges de l'État, la stèle fournit souvent alors des dates ou des renseignements historiques.
Le sommet des stèles est presque toujours occupé par le disque ailé. Ce symbole représente le soleil, considéré comme la divinité suprême. Dans sa course céleste, dirigée d’orient en occident, Fastre est soutenu par deux aiies dont l’une désigne le ciel du nord et l’autre le ciel du midi. Cette orientation est souvent reproduite par les deux chacals, qui portent les noms de guides des chemins célestes du nord et du midi. Les autres symboles qui complètent ordinairement cette scène sont l’anneau, symbole de l’orbite solaire et des périodes du temps ; l’eau ou l’éther céleste, sur lequel étaient censés voguer tous les astres, et le vase, symbole de l’étendue.
Les figures gravées dans le champ des stèles sont ordinairement distribuées en plusieurs étages ou registres : le chef de la famille, un père ou un aïeul défunt, reçoivent, dans le premier, les hom-