OSIRIS
Les figures d’Osiris sont extrêmement nombreuses et de toutes matières (I). Son diadème ordinaire, comme juge infernal, se nommait atew : il est composé d'une mitre conique, ornée de deux plumes d'autruche et de longues cornes, auxquelles s’ajoutent souvent des urœus ou d’autres attributs. Son corps est enveloppé comme celui de la momie; il tient en main le crochet
(i) Celle» de terre émaillées sont rares.
et le fouet, symboles du gouvernement. Osiris est quelquefois identifié avec la lune ; plusieurs bronzes reproduisent cette variété, où le dieu porte sur la tête un disque lunaire, sur lequel est gravé l’œil symbolique.
Quelques figures de bronze se rapportent à un autre type d’Osiris représenté debout, court vêtu et marchant. Sa couronne est alors le pschent , emblème de la royauté sur les deux parties de l’Égypte, et sa coiffure courte et composée de petites boucles séparées reproduit la mode usitée sous les premières dynasties memphites. 11 sc nomme alors Nowre-Hotep, ce qu'on pourrait interpréter bon pacifique.
Une troisième forme d'Osiris est celle qui l’identifie avec le dieu Ptah, sous le nom de Ptah-Sakar-Osiris. Nous avons montré celte forme à l’article du dieu Ptah. Osiris y prend une tête d’épervier coiffée du disque solaire et semble identifié avec le soleil infernal. Il est souvent représenté alors par l’épervier couché sur un tombeau. Un cartonnage nous montre ici cetépcrvier voguant dans une barque céleste (1).
Le dieu Apis était, après sa mort, identifié avec Osiris ; aussi le représentait-on sous les pieds de quelques momies, emportant au grand galop la momie d’Osiris vers la montagne d'occident. Le culte de Sérapis, tel qu’il se répandit dans l’empire romain, est un mélange qui n’appartient pas réellement il la religion égyptienne.