‹ Notice sommaire des monuments égyptiens exposés dans les galeries du Musée du LouvreChapitre 5 sur 35 · SPHINX, STATUES, STATUETTES ET GROUPES · texte numérisé non relu

SPHINX, STATUES, STATUETTES ET GROUPES

Les caractères généraux, propres aux cinq époques de l’art égyptien, se reconnaissent particuliérement sur les figures de ronde bosse. Dans le premier style memphitique, les statues et les figurines représentent une race musculeuse et trapue; l’attitude est roide, les pieds sont souvent courts, le nez est droit, quelquefois gros et rond par le bout. La coiflure ordinaire se compose des cheveux coupés courts et leurs boucles sont rendues par de petits carrés.

Sous la douzième dynastie, les saillies musculeuses des jambes

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sont encore vigoureusement indiquées; mais à cette deuxième époque on voit s'introduire un nouveau canon des proportions du corps humain qui donne aux figures un aspect plus élancé.

L’école de la dii-huitièmc dynastie perfectionna la sculpture des têtes; les profils sont d’une grande pureté, et les lèvres, mieux dessinées, sourient gracieusement; les jambes, trop rondes, ont habituellement perdu leur vigueur; on voit apparaître les riches coiffures à petits tuyaux, et le ciseau reproduit quelquefois les longues robes d’étoffes transparentes. Les beaux sphinx et les colosses sculptés sous la dix-neuvième dynastie n’empêchent pas d’attribuer à cette époque le commencement d’une prompte décadence de l’art égyptien, qui se remarque surtout dans les monuments consacrés par les particuliers.

Les statues de l’école salte ont au contraire reconquis la finesse et le naturel ; la coiffure, assez volumineuse, se compose ordinairement d’une étoffe qui enveloppe complètement les cheveux.

Sous les Ptolémées, les belles figures de style égyptien deviennent très-rares. On consene au Vatican deux colosses en granit de Ptolémée et d’ArsinoC* Philadelphes; leur style est encore purement égyptien, ils se rapprochent des saïtes sans les égaler. Le Louvre possède une admirable tête royale, bien franchement égyptienne par sa matière et sa coiffure, mais dont le modelé rappelle au contraire les artistes grecs ( voy . A, 35). Il ne serait pas raisonnable de classer parmi les statues égyptiennes les imitations romaines de la Villa Hadriani, dont les auteurs n’out emprunté à l’art pharaonique que des détails de pose ou de costume.

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