‹ Notice sommaire sur les travaux scientifiquesChapitre 2 sur 15 · FIÈVRE TYPHOÏDE · texte numérisé non relu

FIÈVRE TYPHOÏDE

Mes recherches sur la fièvre typhoïde ont commencé, il y a vingt-trois ans, par un mémoire publié avec M. Widal sur l’étiologie de cette maladie, auquel l’Académie des sciences décerna la récompense du prix Bréant. Depuis cette époque, dans les travaux indiqués ci-dessous, je me suis efforcé, soit seul, soit avec des collaborateurs, de pénétrer les causes du développement et de la propagation de la fièvre typhoïde; la prévenir er la guérir mieux qu’auparavant, ce fut l’orientation qui me guida. Je crois avoir fait la démonstration ;

1° Du pouvoir typhogène de l’absorption d’eau impure (1886) et de l’ingestion de certaines huîtres (1896);

2“ De la possibilité de vacciner préventivement les animaux contre l’infection typhique;

3° De la possibilité de réduire de moitié le taux de la mortalité typhique par l’action d’un sérum antityphoïde.

Dans les services hospitaliers où la balnéothérapie est le mieux faite, dans les services spécialisés et bien outillés, la mortalité de la fièvre typhoïde à bacille d’Éberth ne s’est jamais abaissée, nulle part, ni en France, ni à l’étranger, au-dessous de 8 à 10 pour cent.

En ne m’appuyant que sur les statistiques de mes collègues qui ont utilisé le sérum antityphoïde, soit dans les Hôpitaux civils, soit à l’Hôpital militaire du Valde-Grâoe, je crois pouvoir fournir la preuve que le chiffre minima et exceptionnel de mortalité de la fièvre typhoïde peut être encore diminué de moitié, grâce à là sérothérapie dont je parle.

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