‹ Notice sur des plombs historiés trouvés dans la SeineChapitre 7 sur 8 · OBJETS DIVERS EN PLOMB · texte numérisé non relu

OBJETS DIVERS EN PLOMB

Hauteur, 0,07 centimètres. — Largeur, 0,04 centimètres,

Celte figure représente une écritoire en |)lonilj arrondie par devant et carrée par derrière; chacun de ses flancs, dans sa

partie supérieure, est percé de deux trous ronds contenant une fleur de lis découpée; la fleur de lis la plus rapprochée de la base carrée est flanquée de deux ïïa affrontés dont la hampe est fleurdelisée. Au-dessous, un li semblable est côtoyé de deux an* nelets et deux autres Ii affrontés soutenus chacun d'une fleur de lis au pied nourri.

Le devant de ce petit meuble est chargé d'un sceptre et d'une main de justice posés en sautoir et accompagnés en pointe d'un li. Au-dessous, se trouve l'écusson de France soutenu de deux palmes et surmonté d'une couronne ouverte composée d'une fleur 'de lis et de perles alternées.

La partie postérieure est fermée jusqu'au tiers environ de sa hauteur par une cloison garnie d'une agrafe.

Le dessus est percé en avant d'un trou rond. En arrière, entre deux doubles filets, se trouve l'inscription : NOSS. D.

Ce petit monument est du commencement du xviii* siècle et a été trouvé au pont Saint-Michel en 1858.

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Hauteur. 0,07 centimèlres. — Laideur, 0,04 c«nliiiiè(rcs.

Autre écritoire en plomb ayant la forme d'un cylindre roupé dans toute sa hauteur par une section droite. Sa partie inférieure est chargée d'un écusson entouré de deux palmes, aux armes de France, surmonté d'une couronne composée de fleurs de lis et de perles alternées. Sa partie supérieure est à jour et forme une espèce de galerie terminée par une calotte à jour également.

1^ surface de ce petit meuble est ornée do slrîes et de zig-zi^s.

11 est du XTi* siècle et a été trouvé entre le Pont-au-Change et le Pont-Neuf, en face de l'ancien palaiâ de saint Louis, où la plupart de ces monuments ont été découverts.

Je possède plusieurs de ces petites écritoires qui offrent de nombreuses variétés dans leurs décorations. Celle dont je donne ici la représentation est une des plus intéressantes.

Plaque en plomb provenant , suivant toutes les apparences, d'un ancien encrier. Elle est ornée, dans sa partie supérieure,

(le quatru grandes fleura de Hs renfermées chacune dans un cercle. D'autres fleurs de lis plus petites et placées près de la bordure, séparent les cercles les uns des autres.

Dans la partie inférieure se trouvent les trois fleurs de lis de France soutenues par deux palmes, et accompagnées à droite et à gauche de la lettre Ij, surmontée de la couronne royale ouverte et flanquée de deux fleurs de lis.

Petit monument en plomb de la forme d'une hotte. L'une de ses faces est chaînée d'un écusson entouré de deux palmes, aux armes de France, et surmonté d'une couronne composée de fleurs de lis et de perles alternées. Au-dessus de la couronne, à gauche, se trouve la lettre B.

Sur la face opposée, qui est garnie de deux agrafes, on voit une grande fleur de lis accompagnée au-dessus de ta date de 1650, et au-dessous des deux lettres IB.

Ce plomb, assez curieux, a été trouvé au Pont-au-Change en 1851. Il n'est pas facile de déterminer à quel usage il était destiné.

Petit sac en plomb^ de la grandeur du modèle, se fermant par le haut au moyen d'une pression. Sa base se termine par une vive arête qui s'(fppose à ce qu'il puisse se tenir debout. Ce petit meuble était destiné, je crois, à être porté suspendu par un cordon qui s'attachait à deux anses fîxées près du col et dont il reste encore une partie.

Sur la face de ce sac, on voit un petit écusson renfermant une fleur de lis et surmonté d'une fleur pareille.

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A quel usage étaient destinés ces petits sacs Je plomb dont l'origine est certainement fort ancienne? Il serait difUcile de le dire.

Un de ces objets mis en ma possession vers la fin de 1842 était plein et fermé hermétiquement. Je l'ai ouvert et pour contenu J'ai trouvé une matière jaune, épaisse, grasse, laquelle, exposée sur une pelle rouge, s'est fondue rapidement en exhalant une forte odeur d'ail.

Voici le dessin de deux autres de ces petits sacs, mais différents par la forme et l'ornementation.

Celui de gauche est divisé sur sa face par une lige ouverte

servant à séparer deux écussons, dont l'un renferme une espèce de fleuret l'autre une grappe de raisin.

Celui de droite porte dans son champ un écusson chargé d'une fleur de lia et entouré d'un cercle rayonné.

Autre petit \ase dont le ventre, de forme ronde, est surmonté d'une embouchure de forme évasée; de chaque côté, vers le centre du petit monument, se trouve placée une anse qui a dû servir à attacher l'objet.

Les panses de ce vase sont chaînées, d'un côté, d'une fleur do lis, ei de l'autre, d'un écusson portant une croix.

Mcdaillc en plomb, du diamètre de 0,037 millimètre^, reprôscntaiU Charles, duc de Bourgogne, dit le Téméraire, né il Uijon cil i 438, tué en i Vil, dans la bataille qu'il perdit, près de Nancy, contre le duc de Lorraine.

Le beau caractère de cette médaille du xv" siècle doit la faire nttribuer à d'habiles maîtres italiens de ces premiers temps de la Renaissance. Elle a élé frappée vers 1470, à l'époque où ce duc, fils de Philippe-le-Bon, défit les Liégeois à Saint-Tron et humilia les Gantois qui s'étaient révoltés.

.\u revers se trouvent les deux briquels et la devise de ce prince qui, dit un historien, était le pluspuissant de tous les princes qui n'étaient pas rois, lorsque pea de rois étaient aussi puissants que lui...

Une des faces de cette médaille donne la représentation du duc Charles, la tète couronnée de lauriers. Autour on lit l'exei^ue suivante :

DIX KAROLVS BVRGVNDVS

^M revers, dans le champ, qui est semé d'étincelles, on voit les deux briquets étincelants séparés par un bélier; au-dessus cl au-dessous on lit ces mots:

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