Notice sur Jean Nicolas Barthélemi Gustave Levrat
Cette année 1859, qui va biéntôt appartehir au passé, aura été une des plus douloureuses pour notre compagnie, par les pertes nombreuses qu'elle à faites. Mais entré tous les déuils dont nos cœurs ont été attristés, le plus inattendu est sans contredit celui du regrettable ami dont je veux essayer de vous esquisser la vie.
Jean-Nicolas-Barthelemi-Gustave Levraï naquit à Lyon; ie 16 janvier 1825. Il était Vaîné des deux enfants. issus du mariage du Docteur Jean-Francois Levrat (!) et de Héloïse Perrotton. À quatre ans il faillit être emporté par une maladie grave, et dut peut-être une séconde fois la vié à son père, par les soins intelligents avec lesquels l'habile praticien
(t) Le docteur Jean-François LevRAïr-PEnRôrToN, né à Léymont (Ain), le 4 juillét 1790, est mort à Lyon le 24 févriér 1855.Auteur de divers travaux estimés sur la médecine, il avait conquis des Litres plus méritoires encore dans cet amour si constant el si désintéressé qu’il n’a cessé de montrer pour les pauvres dans cet empressement à leur donner des soins à toutes les heures où ils venaient réclamer ses services, (Voyez, sur cet homme de bien, la notice
pleine d'intérêt publiée par M. Roux, dans le Répertoire des travaux de la société de statistique de Marseille, 1. 20, p. 456 et suiv.)
‘2 r] NOTICE
sut éloigner la mort déjà penchée sur le chevet de son fils. |
Enfant, il offrait dans son caractère, son intelligence et son aptitude, les espérances qu'il devait réaliser plus tard. Ses parents ne négligèrent rien pour favoriser le developpement de ses heureuses dispositions. De bonne heure , il fut confié aux soins d'un maitre habile, chargé de lui donner des lecons dans la maison paternelle. Il compléta ses études par un an de philosophie au collége de Lyon, sous M. l'abbé Noirot ; et Le 19 juin 1841, il sortait avec succès et distinction des épreuves du baccalauréat ès-lettres.
A cette époque, son père faisait bâtir une maison de campagné, dans la commune de Lentilly, à trois ou quatre lieues de notre ville. M. Pascal, l'un de nos bons architectes , chargé de diriger cette construction, aimait alors, dans ses moments de loisir, à demander à l'entomologie des sujets de distractions à des travaux plus sérieux (*). Il conduisit un jour le jeune Gustave à une chasse aux insectes dans les bois voisins. Il trouva le secret de lui faire partager, dans l’exercice auquel ils se livrèrent, les jouissances qu'il éprouvait lui-même ; il lui parla des charmes de l'étude des Coléoptères: en fallait-il davantage pour lui inspirer du goût pour cette science ? Levrat était à cet Âge où l'imagination vive et ardente reçoit avec facilité les impressions dont elle est frappée, où le cœur, quand il est pur, est heureux de sattacher à quelque étude attrayante, pour échapper avec plus de facilité à des entraînements plus dangereux. Aussi, dès ce moment, commenca-t-il à collecter des insectes. Mais cette occupation, qui prit bientôt le caractère d’une petite passion,
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(5) On doit à M. Pascal, la découverte, dans nos environs, de l'4phodius conjugatus et de quelques autres Coléoptères, qui jusqu'alors n'avaient pas été trouvés dans nos carapagnes.
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SUR JEAN-NICOLAS-BARTHÉLEMI-GUSTAVR LEVRAT. 5 ne devait être aux yeux de sa raison, qu'un passe-temps chargé d'amuser ses loisirs. Avant tout, il désirait se créer une position dans le monde, en y embrassant une carrière. Les suecès de son père dans la pratique médicale, semblaient lui indiquer la voie à suivre. Mais une répulsion instinctive pour les études préparatoires à l'exercice de la médecine, lui fit tourner ses regards vers notre riche industrie, qui offre souvent le chemin le plus sûr et le plus rapide pour arriver à la fortune. Il entra successivement dans deux maisons de soieries de notre ville. Grâces à l'intelligence dont il était doué, et à ce noble désir de réussir qui conduil aux succès, il acquit bientôt les connaissances nécessaires pour conduire lui-même les affaires, et, à vingt-sept ans, il forma une association, et devint l’un des chefs de l’une de nos fabriques de velours.
Dans les diverses positions qu'il avait occupées jusqu'alors, les devoirs auxquels il était enchaîné n'avaient pu affaiblir en lui son amour pour l'étude des insectes. Il consacrait à leur chasse ou à leur détermination tous les moments de liberté qu'il ne donnait pas aux relations de famille.
Quelques années se passèrent ainsi, pendant lesquelles les distractions fournies par la science à laquelle il était resté fidèle, les satisfactions procurées par l'état florissant de son commerce, les douceurs trouvées auprès de parents excellents et dont il était tendrement aimé, parurent suflire à ses désirs. Mais il soupira bientôt après un complément à ce bonheur. Il le trouva dans une union capable de satisfaire son cœur, d'enchanter tous les siens, de réaliser tous ses rêves. Le 6 juin 1855, il s’alliait à l’une de nos familles les plus honorables, il épousait Melle Sara Mouterde (1).
(4) M. Emmanuel Mouterde, père de Mme Sara Levral, a été membre de la chambre de commerce, juge au tribunal de commerce el président de la caisse d'épargne de notre ville. Il est encore membre de la chambre copsullalive d'agricullure, ete,
Sa jeune compagne ne tarda pas à s'identifier à ses gouts, à prendre une part active aux soins de sa collection, à lui aider à en augmenter les trésors. C'est elle qui dénicha, sous des écorces de pins, dans les environs du Donjon (Allier), ce joli longicorne formant le type du genre Notorhina, qui n'avait pas encore été signalé comme habitant notre pays.
Les jours de félicité dont jouissait Levrat devaientaussiavoir leurs orages. Son père, épuisé par les fatigues d'une pratique trop laborieuse, succombait le 24 février 1855, entouré de l'estime et de l'affection de tous ceux qui le connaissaient, et pleuré des malheureux auxquels il avait pendant toute sa vie prodigué des soins, des consolations et des secours.
La Providence sembla, peu de mois après, vouloir offrir à notre ami quelque adoucissement à une perte si cruelle : après des espérances jusqu'alors incomplètement réalisées, il lui naquit un fils le 16 mars 1856. Comblé, dès ce moment, des joies et des douceurs de la famille, il pouvait borner ses désirs à demander au Ciel la continuation des biens dont il était favorisé. Il était dans cette position de fortune si bien nommée par les poètes aurea mediocritas (*), c'est-à-dire dans cette aisance qui, sans être l’opulence, nous permet de nous donner toutes les jouissances raisonnables. H voyait, chaque année, son commerce le récompenser de son travail ; augmenter ses sources de bien-être et embellir les espérances de son avenir. Îl mettait à profil cet état prospère pour se créer des richesses plus durables en soulageant les misères quiPentouraient. Là, ne s'étaient pas bornées ses bienfaisantes sollicitudes, Une petite commune du département de l'Ain, dans laquelle il avait eu plusieurs fois l'occasion de se rendre, l'Abergement-de-Varey, avait à reconstruire son
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(1) Honacr, Odes, liv. 2. 10. 5.
SUR JEAN-NICOLAS-BARTHELEMI-GUSTAVE LEVRAT. F église. Le bon curé du lieu (*) lui avait fait connaître et l'impérieuse nécessité de rebâtir cet édifice, ét la pauvreté de sa paroisse, Levrat se met à l'œuvre, organise une loterie et en obtient des produits suffisants pour permettre dé commencer prochainement les travaux Les témoignages de reconnaissance (?) reçus à celle occasion, lui furent sans doute moins agréables que la satisfaction intérieure d'avoir fait le bien; mais ils seront un titre honorable pour sa famille, et , pour son fils , un stimulant capable de le porter à marcher loujours sur de si belles traces.
En dehors da temps réclamé par les affaires, Levrat, avonsnous dit, consacrait à l’entomologie la majeure partie de ses heures disponibles. Dans un voyage fait à Marseille, en mai 1844, il avait eu l'occasion de se lier avee M. Wachanru, ce naturaliste excellent, ce collecteur zélé et infatigable, à qui les cabinets d'histoire naturelle du nord doivent en grande partie les insectes de notre faune méridionale. Grâces aux envois fréquents recus de cet ami, Levrat s'était créé de nombreuses relations, profitables à tous les deux, et qui chaque jour remplissaient dans ses cartons des vides plus où moins nombreux. Ses rapports, dans les premières années ne dépassaient pas les limites de la France ; mais peu à peu, la possibilité de se créer une riche collection de Coléoptères, à l’aide des trésors incessamment mis à sa disposition, lui fit étendre considérablement le cercle de ses correspondances. (*) Dans
(1) M. l'abbé Curial, en ce moment aumôniér du vaisseau {a Foudre, en slation devant Tanger
(?) Voyez la note à la fin de cette notice.
(5) Il nous suffira de citer : en Autriche, M. le docteur Hampe ; en Bavière, MM. les docteurs Kriechbaumer et Rath, et M. Stark ; en Espagne MM. Amor, Perez, el le docteur Guirao; en Grèce, M. Heldreich; en [Hongrie MM. Kindermann et le chevalier de Zacker; en Prusse, MM. Krautz, Pfeil, Pitsch,
les derniers temps, il existait peu de parties de l’Europe dans lesquelles il n’eût adressé ses propositions d'échange, aux entomologistes dont il espérait obtenir des richesses nouvelles,
Le désir de faire la connaissance personnelle de quelques-uns de ses correspondants, de cimenter avec eux des liaisons plus durables, de se créer de nouvelles relations, l'avait porté à prendre part aux divers congrès entomologiques tenus depuis quelques années. Ainsi en 1857, il se rendit à Montpellier, et dans les explorations faites autour de cette ville, il eut le plaisir d'y prendre de sa main quelques-uns des insectes in° connus à nos contrées. En 1858, il se trouvait aussi à Grenoble, et faisait partie de l’excursion à la Grande-Chartreuse, si malheureusement contrariée par le mauvais temps. Cette année, il assistait au congrès tenu en Auvergne.
Ces réunions scientifiques dont nous devons l'initiative à l'Allemagne, ne se bornent pas à servir les intérêts de la science, soit en permettant aux découvertes nouvelles de se produire au jour, soit en provoquant l'apparition de divers mémoires, ou des discussions capables de faire jaillir des lumières nouvelles sur des points encore peu éclaircis, elles entretiennent et ravivent, parmi les membres qui s’y rendent, le feu sacré de l'amour de la Nature; elles fournissent aux entomologistes l’occasion de se connaître et d'établir entre eux des rapports plus intimes.
Ces assemblées annuelles et surtout les relations nombreuses qu'entretenait Levrat, avaient contribué à répandre son- nom en France et à l'Étranger parmi les personnes atta-
Zebe ; en Russie, MM. le baron de Chaudoir et MM. les docteurs Raïnard, Schulten, Sodoffoky ; en Saxe, M. de Kiesenweter, en Sicile, MM les chevaliers Benoit et Tines!; en Suisse, M. le docteur Slierlin ; en Turquie, M. le docleur Paoli.
SUR JEAN-NICOLAS-BARTHÉLEMI-GUSTAVE LEVRAT. 9 chées à l’entomologie. Diverses sociétés savantes (!) s'étaient empressées de l’admettre dans leur sein : l'une d'elles, celle de Statistique de Marseille, lui avait, l'an dernier Gi décerné une mention honorable, pour diverses communications. Il appartenait à notre compagnie depuis le 11 mai 1346, et vous savez avec quel plaisir et quelle exactitude il assistait à nos séances et prenait part à nos travaux. A diverses reprises, il avait contribué à les animer par des lectures ou des communications. Les envois nombreux qui lui étaient adressés, l'avaient porté à faire connaître les espèces de Coléoptères qui lui semblaient inédites. Ses diverses productions, réunies dans un premier cahier, sous le titre d'Etudes entomologiques n'étaient sans doute qu’un prélude à des travaux plus sérieux; mais ces études devaient s'arrêter là !
En vous rappelant ses excursions au Mont-Pilat, il vous disaitnaguères : « quand, joyeux, je parcours ces montagnes, « jetant aux échos une bruyante ritournelle , il est un lieu « sauvage où ému je m’arrête; alors ma chanson devient « prière. Là, Pèdre Ormancey () et moi, nous faisions autre- « fois une halte au bord du torrent. Aujourd’hui la tombe « nous sépare ! » Qui nous aurait dit qu’à son tour il s'arrési-terait, jeune encore, dans le chemin de la vie?
Son absence laissera dans nos rangs un vide douloureux et difficilement rempli. Sa muse, facile et enjouée, ajoutait pres-
(t) IL avail été nommé correspondant : de la société de slalistique de Marseille le 6 mai 1847 ; de la société Entomologique de Steltin, le 16 juilet 1853; membre de la société Entomologiqe de France, le 40 octobre 1855 ; correspondant de la société d'Agriculture, des Sciences, Arls el Belles-Lettres du département de l'Aube, le 15 oclobre 1858.
(2) Le 26 août 1858.
(#) Voyez la notice sur ce Naluralisle, (Annales de lu Soc. linn. de Lyon, nouv. série, L. 4. (1852-53) p. 77 el suiv. — Muisaxr, Opuscules entom. 2e cahier, p. 101 el suiv.
que toujours un charme particulier aux plaisirs de nos fêtes annuelles. Dans la dernière , fixée à Saint- Rambert en Bugey, après une journée pleine d'émotions et de plaisirs, passée à explorer soit les bords riants de l'Albarine, soit les montagnes couvertes de bois ou de prairies, qui donnent à ce pays accidenté un aspect si pittoresque, cette muse, vous vous le rappelez encore, cette muse, dont le luth est aujourd’hui brisé, fut un des ornements du banquet joyeux, couronnement obligé de nos courses et de nos iravaux.
Levrat, peu de temps après, s’était rendu au congrès entomologique tenu à Clermont. À son retour, il se plaignit d'un malaise général accompagné de fièvre; son élat paraissait n'offrir à son médecin aucune crainte sérieuse. Toutefois, malgré cette apparence trompeuse, une voix intérieure semblait lui annoncer la fin prochaine de son existence. Quelques jours après, il demanda à embrasser son jeune fils, le serra affectueusement dans ses bras affuiblis, et tournant sur lui ses yeux humides, pria de lemmener à la campagne, pour lui épargner, vers ses derniers moments, le déchirement d’une séparation si cruelle. ?
Ces tristes pressentiments ne devaient que trop se réaliser : le 25, son état devenu plus grave, le forca à s’aliter ; la maladie avait pris le caractère d’une fièvre typhoïde. Le vendredi, 26, dans l'après midi, il fut pris d'un accès pernicieux avec délire. Revenu à lui, il appela à son aide les secours de la religion, à la voix de laquelle il avait toujours été si docile. Le samedi, 27, à onze heures du soir, il éprouva un second accès qu’ n'eut plus la force de supporter; à deux heures du matin il expirait au milieu des parents éplorés qui l'entouraient de leurs soins!
Il y à cinq ans, dans ses souvenirs du Mont-Pilat, il exprimait le vœu de mourir ignoré comme la violette qui parfume les hauteurs de cette montagne célèbre, et de pouvoir,
SUR JEAN-NICOLAS-BANTHÉLEMI-GUSTAVE LEVRAT. 11 aussi pur, exhaler un jour son dernier soupir au sein de Dieu... Mais Le prernier de ses désirs ne sera pas réalisé : il n'aura pas passé complètement ignoré sur la terre; il aura laissé quelques traces dans les annales de la science, et des souvenirs vivaces dans le cœur de ses amis,
On a de lui :
1° De l’utilité de la science entomologique.
(Mémoire lu à la Société linnéenne de Lyon, en juin 1856. — Annales de la Soc. linn. de Lyon, (1845-1846) p. 16.— Levnar, Etudes entom. ler cah. p. 1-8).
2° Causes de la détérioration chez les Coléoptères. (Mémoire lu à la Soc. linn. de Lyon, le 9 novembre 1846. —
Annales de la Soc. linn. de Lyon (1847-1849), p. 218-220. — Levrar, Etudes entom. 1er cah, p. 57-60.).
3" Description d’une nouvelle espèce de Pimelia, (lue à la Soc. linn. de Lyon, le 5 avril 1853, (Ann. de la Soc. linn. de Lyon, nouv. série, t. 1, p. 4, pl. 1. — Levrar, Etudes entom. 1er cab. pe 19-20).
4° Strophes chantées au banquet de la Société linnéenne de Lyon, le 28 décembre 1852.
(Levrar, Etudes entom. Ier ah. p. 21-2%).
5° Emploi de l'éther comme moyen de dissolution de l'oléine transsudante, chez les insectes.
CMémoïre lu à la Se. Enn. de Lyon le 2 avril 1854.-- Levrar, Etu@es entom, 1er cab. p. 61-64).
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6” Souvenirs du Mont-Pilat,
(Mémoire lu à Ja Soc. linn. de Lyon. le 10 juillet 1854.—LEVRAT, Etudes entom. 1er cah. p. 9-18).
7% Note pour servir à l’histoire du Dryops femorala. (Mémoire lu à la Soc. linn. de Lyon, le 10 novembre 1856, —
Voy. Ann. de la Soc. entom. de Fr. Bulletin du 14 novembre 1856, —Lxvaar, Etudes entom. der cah. p. 47-55.)
8° Description de trois Coléoptères nouveaux. (Argutor siculus, Telephorus puncticollis, Gibbium Boieldieui Lueh la Soc. linn. de E yon, le 42 avril 1857, — Ann. de la Soc. linn. de Lyon, uouv. série t. 4. (1857,) p. 417 et Suiv — Levrar, Etudes entom. der cah. p 25-28).
9e Enumération des Insectes coléoptères du Mont-Pilat, Lyon, 1858, in-8°.
(LevraT, Etudes entom. 4er cah. p. 65-100).
40° Description d’une espèce nouvelle du genre Pœcilus, (Pœcilus vicinus).
(Lue à la Soc. linn. de Lyon, le 11 janvier, 1858.—Ann. de la Soc.
linn. de Lyon, nouvelle série, t. 5, (1858,) p. 1-2.— Levrar, Etudes entom. 1€" cah. p. 29-30).
11° Description dedeux Coléoptères nouveaux, (Purpuricenus Wachanrui), et Acmacodera Chevrolali).
(Lue à la Soc. linn. de Lyon, le 14 février 1859.— Ann. de la Soc. linn. de Lyon, nouv. série, L. 5 (1858), p. 261-263 — LEVRAT, Etudes entom. 1e cah. p. 37-10).
42° Description d'un Carabique nouveau, (Trechus Chaudoiri).
(Présentée à la Soc. linn. de Lyon, le 11 avril 1859— Levrar, Etude entom. 427 cah. p. 45-16).
SUR JEAN-NICOLAS-BARTIHÉLEMI-GUSTAVE LEVRAT. 13
130 Description de trois Coléoptères nouveaux, des environs de Tunis,
(Telephorus Massurae, Philax tuniseus, Phytæcia lineaticollis). CLEVRAT, Etudes entom. 4er cah. p. 33-36).
4e Description d'une nouvelle espèce du genre Pimelia; (Pimelia rugosicollis.)
(Luvnar, Etudes entom. 1er eah. p. 41-42).
La lettre écrite par M. le maire de l'Albergement-de-Varey (Ain), à Levral, au sujet de la loterie organisée par ses soins, ost trop honorable et trop touchante pour ne pas être reproduite ; la voici :
Monsieur ,
Au nom du conseil municipal de l'Albergement-de-Varey et de tous mes aûministrés, j'ose vous adresser mes très-humbles remercîments, pour le zèle ardent et désintéressé que vous avez bien voulu déployer en faveur de notre pauvre église,
Touché de notre indigence, et sans autre motif que la gloire de Dieu et votre ardent amour pour le bien, vous n'avez pas craint, pendant près d'une année , de consacrer vos loisirs et même de faîre trève à vos nombreux travaux, pour organiser, à vous seul, une loterie, dont les résultats ont été si féconds et si encourageants pour nous.
Grâces vous soient à jamais rendues, digne monsieur Levrat, pour les peines que vous vous êtes données et les nombreux sacrifices que vous vous êtes imposés si généreusement.
Notre reconnaissance el notre espoir s'accroissent encore, s'il est possible, par l'assurance que nous donne notre Pasteur, qué votre libéralilé envers nous n’est pointencore épuisée. S'il est vrai, Monsieur, que vous considériez celle œuvre de régénération comme la vôtre, el que votre charité soit en quelque sorte inépuisable , qu'avons-nous à craindre ? :
C'est donc à vous, en grande partie , que nous devons de pouvoir réaliser le vœu que nous formons depuis longtemps d'élever à la Divinité un lemple digne d'elle, et assez spacieux pour permettre à tous d'entourer ses autels.
Votre nom, digne Monsieur, se mélera à nos prières; et, dans notre impuissance de vous témoigner dignement notre reconnaissance, nous demanderons au Tout-Puissant de vous donner les biens que désire toute âne chrétienne, biens que vous ambitionnez par dessus tout.
Veuillez, Monsieur, agréer ce faible hommage de la reconnaissance du conseil municipal el de mes adminisirés, et recevoir l'hommage de la gratitude toule particulière de
Votre bien humble et respectueux serviteur
Le Maire de ’Albergement-de-Varey ,