LONGICORNE NOUVEAU
DU GENRE PURPURICENUS
Par Gustave LEVRAT.
Présentée à la Société Linnéenne de Lyon, séance du 44 février 4859.
Purpuricenus WWachanruf,
Longueur 13 milli. largeur 3 milli.
Téte courte, noire, finement chagrinée, hérissée de poils d’un brun noirâtre, labre et yeux bruns, ceux-ci très échancrés, entourant une partie de la base des antennes : antennes grèles, noires, chacun de leurs articles un peu reuflé vers le sommet.
Thorax noir fortement ponctué , globuleux , chargé dans son milieu d’une ligne longitudinale, brillante, à peine saillante , résultant de l'absence des points; une large tache d'un rouge orangé le recouvre presque complètement en dessus et ne laisse qu'une bordure marginale noire, formant trois
festons à sa base ; des poils obscurs revêtent le dessous du corselet.
Elytres d'un tiers plus larges que la base du thorax , légèrement rebordées, presque parallèles jusqu'aux deux tiers de leur longueur, d'un noir soyeux, couvertes d'une ponctuation très forte vers leur partie antérieure et graduellement plus faible vers leur extrémité ; une tache d'un rouge orangé pare chacune des élytres et s'étend, à partir du premier cinquième de leur longueur, jusqu’au troisième inclusivement; la forme de chacune de ces taches est celle d'un demi cercle tangeant à la suture de l’élytre: vers le bord externe de l'élytre , cette tache s'étend en forme de pointe prolongée jusqu'à l'angle huméral.
Cette espèce est voisine du Purpuricenus Desfontaint, dont elle diffère toutefois, soit par la disposition de ses taches, soit par son corselet qui est mutique.
Patrie : la Turquie (ma collection).
J'ai dédié cette jolie espèce à mon excellent ami M. Alexandre Wachanru, à qui la science doit tant de découvertes intéressantes. Ce n'est là qu’un bien faible gage de la profonde affection que je lui ai vouée.
DESCRIPTION
D'UN
BUPRESTIDE NOUVEAU
Par Gustave LEVRAT.
Présentée à la Société Linnéenne de Lyon, séance du 44 février 1859.
Acmæodera Chevrolati.
Longueur 5 milli., largeur 2 milli.
T'éte cuivreuse, d’une ponctuation fine et très serrée, offrant dans son milieu, entre les yeux , une dépression longitudinale assez profonde , qui est garnie d’une houpe de poils blancs ;- deux autres houpes semblables, mais plus fournies , accompagnent les yeux du côté interne : les antennes sont d'un bronzé obseur.
Thorax cuivreux , très convexe, arrondi sur
les côtés, peu déprimé à sa base, marqué d'une ponctuation profonde, mais bien moins serrée que celle de la tête ; une ligne médiane le sépare longitudinalement et se termine à sa base par un point enfoncé qui est accompagné de chaque côté de deux autres points plus profonds, autour desquels s’élèvent quelques poils.
Elytres d’un bronzé cuivreux, faiblement rétrécies près de leur partie médiane , marquées de stries formées par des points très profondément enfoncés ; leurs intervalles peu élevés sont finement ponctués ; le premier intervalle interne de chaque élytre est entièrement bronzé, sauf une petite tache jaune vers la partie supérieure. Les deuxième, troisième et quatrième offrent des lignes jaunes interrompues.
Des poils blancs, très courts, revêtentles élytres et le dessous du corps, mais surtout le dessous du corselet de cet acmæodère.
Patrie: la Sicile (ma collection).
Cette espèce, voisine de la Flavovittata , en diffère, toutefois, par la forme de son corselet qui est plus globuleux.
Je me suis permis de la dédier à notre savant
collègue, M. Chevrolat.
DESCRIPTION