‹ Notice sur Jean Nicolas Barthélemi Gustave LevratChapitre 14 sur 25 · POUR SERVIR A L'HISTOIRE · texte numérisé non relu

POUR SERVIR A L'HISTOIRE

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DRYOPS FEMORATA

F. SCHY.

Par Gustave LEVIRA'.

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Lue à la Société Linéenne de Lyon le 10 noyembre 1856.

{Bulletin de la Société entomologique de France Séance du Novembre X856.)

Je me suis bien souvent demandé si lépithète de rare attribuée à telle outelle espèce de Coléoptére à que lou rencontre en petit nombre d'individus semés.cà et là dans diverses localités plus ou moins rapprochées , reposait sur l'absence réelle ou bien apparente d'un plus grand nombre échappant à nos investigations.

Les découvertes intéressantes dont plusieurs de nos collègues ont enrichi notre Faune entomologique française, et le nombre, souvent considérable , des types d'une même espèce, réputée rare jusqu'alors , qu'ils ont parfois répandu dans nos collections ,

m'ont presque toujours fait conclure que le plus ordinairement l'habitat ou la manière de vivre des espèces constituaient à eux seuls une rareté purement hypothétique que le hasard ou l’étude devaient faire disparaitre.

Voici un fait de plus qui me parait venir à l'appui de cette opinion. Vers le milieu de septembre de l'année 1851 , je visitai, en compagnie de quelques entomologistes lyonnais, les ruines du château de Fallavier , près La Verpillière (Isère) ; en battant les lierres qui tapissaient les vieux murs féodaux , J'eus le plaisir de capturer successivement trois Dryops femorata qui me parurent engourdis ; j'attribuai l'état de léthargie dans lequel je les capturai à la froidure de cette journée qui était humide et sans soleil.

Mais cette année, par une belle journée de septembre, à St-Didier-au-Mont-d'Or ( Rhône), je devenais possesseur d'un quatrième individu de cette charmante et très rare espèce, pris en battant des noisétiers dans le voisinage de lierres en fleurs.

Ma nouvelle capture, malgré la douceur de la température, était plongée dans un état de somnolence semblable à celui de ses congénères de Fallavier.

J'eus alors l’idée que cet insecte avait des habitudes nocturnes et je me disposai à vérifier ce fait

le soir même. Dès que la nuit fut venue, j'allai, muni d'une lanterne, inspecter les lierres. Autour des fleurs, malheureusement presque déjà passées , j'eus le plaisir de saisir au vol quelques uns de ces ædémérides.

Dès-lors le fait était résolu , le Dryops femorata , déclaré insecte nocturne et mieux connu dans ses mœurs , perdait un peu de sa réputation de rareté.

Puissent ces renseignements procurer à quelques uns de mes collègues en entomologie le plaisir de capturer cette précieuse espèce, que plusieurs d’entre eux désirent peut-être depuis longtemps.

Je m’estimerai heureux d'avoir contribué, par

cette note , à en doter leurs collections.

Lyon. — Imp. et Lithi Nigon, rue Dubois, 7.

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