Notice sur l'ensemble des travaux
sa nomination, Villemnin,'ministrè dô l’instfuotion publique, écrifà un autre ministre qui s’intéressait ii M. Brame ; « Je suis heureux d’avoir pu répondre à votre honorable témoignage en faveur de cet estimable fonctionnaire. »
Cètté même année, M. Poulain dè Bossay; recteur dè l’Aoadémie d’Orléans, étant venu visiter l’Ëcoie de Tours, ditàM. Btame, en constatant ses efforts et ses travaux assidus pour fonder le laboratoire de l’école de Tours : « L’École vous devra beaucoup. »
Pendant quarante-deux'années que le professeur a dirigé le laboratoire de l’École de médecine de Tours, il a^ reçu toutes sortes d’éloges des inspecteurs, notamment de l’éminent Guibourt, professeur à l’École supérieure de pharmacie de Paris. Guibourt, dans son rapport, s’exprime ainsi qu'il suit : « Le laboratoire de l’École do Tours possède une riche collection, dirigée par un chimiste distingué.»
En 1847, Ül. Brame fut chargé du cours municipal de chimie industrielle de la ville de Tours; deux cents auditeurs fréquentaient le cours, qui fut interrompu par les événements dè 1848.
En 1850, M. Brame fit' un cours de chimie agricole aux contremaîtres de la colonie de Mettray.
M. Brame ii été longtemps membre du Gonseil d’hygiène et inspecteur des pharmacies de l’arrondissement dé Tours.
Pendant vingt années, il a été expert-chimiste de la ville de Tours; il a établi Un nouveau mode de répression pour les falsifications du lait'pendant le même temps il a étéexpert chimiste des tribunaux de Tours.
Vice-président du Comice agricole dte Saint-Fl'orént-le-Vieil (Maine-et-Loire), il fiit chargé, en 1851, d’une mission par les préfets d’Indre-et-Loire eldu Nord, pour étudier et développer l’hygiène des campagnes. Cette mission aboutit,, entre autres résultats, ù la fondaHion- à la Colonie Mettray de nouvelles étables et U une manière spéciale de fabriquer le fumier inodore sous te pied du bétail.
Avec Minangoin, directeur de l’agriculture de la Colonie de Mettray, s’étant occupé de chimie agricole, M. Brame obtint les récompenses suivantes : 1856 (concours régional de Tours), pour ses travaux de chimie appliquée à l’agriculture, une médaille d’ar- • gent. Même année (concours universel d’agriculture de Paris), pour l’exposition de produits de chimie agricole, une médaille d’arge nt et pour un ammouosoope, unementionhonorable. —1860 (concours général de Paris), une médaille d’or et une mention honorable.
Le 18 décembre 1831, les élèves de l'École de médecine de Tours
s'adressa, accueillirent sa demande, et M. Brame fut reçu dans leur cabinet de travail. A peine arrivé, tous lui tenaient le même langage : « M. Brame, nous sommes très occupés, comme vous-même, veuillez me raconter succinctement les résultats de vos recherclies, — Monsieur, je ne parle pas. — Comment vous ne parlez pas! — Non. Voici des objets, un microscope pour les examiner, des dessins exécutés à la chambre claire qui les représentent ; je serais bien heureux si vous vouliez constater les faits et me communiquer vos réflexions à cet égard. »
A la vue des objets et des dessins, chacun des trente-six membres s’empressa d’engager une conversation de longue haleine, qui s’est répétée bien des fois pour un certain nombre. M. Brame reçut une approbation unanime. Hélas! depuis lors, vingt-neuf ont payé leur dette à la nature ; ils ne sont plus ! M. Brame leur doit beaucoup, car les dix sections de l’Académie des sciences s’étaient ainsi, par plusieurs membres, constitués ses juges et ses conseillers.
En 1853, l’Académie des sciences récompensait ce fait entière-
à diverses sciences (chimie, physique, minéralogie, etc.), à l’agronomie et à la thérapeutique médico-chirurgicale, l’Académie des sciences, sur le rapport de M. Pasteur, a accordé à M. Brame le prix Gegner en commun avec M. Lesoarbault.
Tels sont les principaux événements de la vie laborieuse de M. Brame; âgé de soixante-dix ans, il éprouve la satisfaction de la voir couronnée par l’Académie des sciences et il lui en est profondément reconnaissant.
Qu’il soit permis à M. Brame de témoigner ses profonds regrets, accompagnés de sentiments bien affectueux aux grandes mémoires de Faraday (1), de Dumas (2). au souvenir vénéré de l’éminent Dufrénoy et des autres membres décédés de l’Académie des sciences, qu’il a connus dès 1852 (3).
En terminant, qu’il soit aussi permis à M. Brame de remplir un devoir : c’est de témoigner sa reconnaissance envers le vénérable M. Chevreul et les autres membres actuels de l’Académie des sciences qui ont bien voulu accorder à ses travaux une attention bienveillante et l’ont honoré de leurs tm 'Ui'.i i (4).
M. Pasteur, le maître des maîtres, dont l’appréciation est si enviée, lesajugés favorablement à l’Académie des sciences. Pasteur!... qui par ses admirables découvertes a acquis une gloire impérissable rejaillissant sur la France entière, si bien que, pareillement ù M. deLesseps, on le dénomme dans le monde entier, un grand Français!... M. Brame lui garde une éternelle gratitude et il le remercie respectueusement du fond du cœur.
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f ACADÉMIE DES SCIENCES