I II
130 I Le poids p nécessaire pour rompre 1
140 n'équilibre prend successivement les va-J 2,25
150 }leurs de ,...,. {
âio I I
DYNÂMOMÉTRIQUE. 3g
Comme il est d'usage de désigner la force d'une machine motrice quelconque par un certain nombre de chevaux (le cheval représentant une force capable d'élever ^j5 kilog. à un mètre de hauteur par seconde), il sera commode dans les applications de transformer la formule
et si l'on observe que
X étant le npmbre des chevaux que donne la machine ,
Et que N étant le nombre de tours par minute de l'arbre de couche portant le frein , ou a
N n= —r. La formule ci-dessus deviendra, en
remplaçant également ir par sa. valeur,
X=o,ooi396NPR... (a),
dans laquelle formule P est exprimé en kilogrammes, et R en mètres,
La méthode que l'on emploie pour déterminer N est très-importante pour l'exactitude des résultats, surtout quand le moteur dont on mesure la force est une machine à vapeur.
Si l'on adopte pour la valeur de N une moyenne prise sur quelques minutes seulement, ou même sur un quart d'heure, on reconnaît, ainsi qu'il a été dit, qu'en répétant plusieurs fois chaque expérience, toutes choses étant égales d'ailleurs, autant qu'il est possible de les maintenir dans la pratique, on obtient des variations notables dans la valeur de N; la valeur de X est par
4o NOTICE SVK LE FEEIlf
suite rendue variable et contenue entre des limite»
assez écartées t')-
Si, au contraire, on adopte pour N une moyenne prise sur deux ou trois heures consécu* tiveSy et que Ton continue ensuite pendant un temps égal, toutes choses égales d'ailleurs, on arrivera pendant la seconde période à un résultat pre!)i|ue identique avec le premier.
Cette fixité dans les indications du frein semble annoncer déjà d'une manière assez précise que ces indications sontsuffisammentjustes;au reste, il suffit de récapituler les diverses causes d'erreur que nous avous signalées pour apprécier le maxif mum de Terreur totale possible, et Ton verra que ces limites sont assez rapprochées pour que les résultats obtenus à l'aide du frein précédemment décrit ne puissent pas être contestés par les prati* ciens.'
En effet, quand l'appareil est bien manœuvré,
les seules cpiises d'erreur appréciables sont :
Toui maximum 1 "* La UOQ copcordaucc du ceutrc de gravité du
det erreurs eollicr du frciu avcc l'axe de l'arbre de couche
^mmeure^rn ( dans tous les cas OÙ cettc epncordance ne peut
manœurrrat pgg aVoir HcU ).
coDTenablemeBt'^ ^rr^-, * ii !•-
u freio. 2^ Le frottement sur son axe de la poulfie ^ ,
fis'. 9 et 28 , et la roideur des cordes employées.
Sur la première de ces causes, nous avons vu qu'on pouvait toujours disposer l'appareil de telle
(1) Si Ton n^ faisait fonetionner le frein que pendant une fraction de minute, comme cela est arrive à quelquesexpérimentateurs , on pourrait faii*e donner à une machine une force plus qpe double de sa force normale , à cause de la puissance accumulée dans le volant.
DTRAMOMrrUlQUK. 4 1
sorte que la variation de la plus courte distance, mesurée horizontalement entre Taxe de Tarbre de couche et le centre de gravité du collier, ne fût que de ^ de cette longueur. Or, d'après ce qui a été dit sur le poids ^, il est facile de voir que si ce poids est juste pour la position horizontale du bras de levier, il deviendra trop fort de js dans les« positions extrêmes, et comme sa pesanteur maximum est de 4o kilog , quand le bras de levier est bien fait, il causera au maximum une erreur due à un poids de 55 £==0^,736, agissant à l'extrémité du bras de levier du frein, et ce maximum sera réduit de moitié si, après avoir déterminé le poids à comme il a été dit, on le diminue de — ,— =: oS363.
Quant à Terreur causée par le frottement de la poulie y^ et la roideur des cordes, elle est due au poids p mentionné ci-<iessus , et dont les diverses valeurs, selon les cas, sont indiquées daas le tableau page 102. On peut donc l'apprécier à priori f ce qui ne doit pas dispenser toutefois d'une vérification dans chaque expérience.
L'ensemble des cause3 d erreur produit done l'effet d'un poids égal à p augmenté de 0^,365 au maximum, et agissant pendant l'expérience, eoit dansun sens, soit dans l'autre, k l'extrémité du bras delevierdu frein. En introduisant dans la formule (n) cette valeur du poids agissant à l'extrémité du bras de levier, on obtiendra la limite de l'erreur commise dans chaque cas. Si la vitesse de l'arbre do couche est de ^ tours par minute , comme cela a lieu le plus souvent dans les machines à vapeur, que le bras de levier du frein soit de 4 mètres, et que les forces à mesurer soient succeir sivement 10, 20, 3o chevaux , on pourra adopter
4a NOTICB fiUR I£ FREIN
pour p les valeurs i ,60; 2,10; 2^4^, et par consé-
3ueot le maximum des erreurs possibles sera ® T> T> ^ de cheval environ.
Pour que ces résultats indiquassent Terreur réelle commise dans les expériences, il faudrait que les causes d'erreur eussent toujours agi dans le même sens, ce qui est inadmissible, par le lait même des oscillations du bras de levier.
Il est évident qu'à la fin d'une expérience de plusieurs heures, le nombre et l'étendue totale des oscillations ascendantes du bras de levier sont sensiblement égaux au nombre et à l'étendue totale des oscillations descendantes : or, le poids p , qui en apparence est de beaucoup la
{principale cause d'erreur, agit toujours , pendant es oscillations ascendantes, en sens contraire de celui où il agit pendant les oscillations descendantes. Si donc la durée totale- T des. unes était égale à la durée totale T' des autres, on pourrait -conclure avec justesse que le poids p n'a pas altéré les résultats. Si T n'est pas égal à T', l'erreur due au poids j9, calculée comme nous l'avons dit à l'aide delà formule (a) , devra , pour devenir exacte, être
multipliée par le coefficient -^ — — , qui sera toujours une fraction extrêmement petite.Par consé-quent, en réalité les résultats obtenus à l'aide du frein sont beaucoup plus exacts que ne semblent l'annoncer les erreurs ma^ima indiquées ci'dessus.
Je pense qu'en général il est facile de mesurer
avec le frein la force d'un moteur à moins d'un
cinquantième près.
Compteur Je me sers aepuis un an , pour déterminer N,
daeimitw^N^ d'un compteur au'on fixe avec des vis sur une
planche posée k deux ou trois mètres de l'arbre
DTNAMOUETRIQUE. 4^
de couche ; }e mouvement est transmis de l'un à l'autre par une corde sans fin , passant sur deux poulies en cuivre de même diamètre, dont l'une, composée de deux pièces, est ajustée sur l'arbre de couche; tandis que l'autre est montée sur un petit arbre, faisant partie du compteur. La gorge de chaque poulie est évidée en forme de coin , et le fond est garni de petites pointes d'acier, en sorte qu'il est impossible que le moindre glissement de la corde ait lieu , et que les deux poulies ne fassent pas le même nombre de tours l'une que l'autre, tant que la corde qui les lie est suffisamment tendue. On maintient cette tension d'une manière très- commode à l'aide d'une petite poulie non fixée , appuyant sur la corde , et à laquelle on suspend un poids de quelques livres. Cette précaution est nécessaire pour que l'on ne soit pas exposé à être arrêté dans une expérience.
L'arbre de la poulie du compteur faisant le même nombre de tours que l'arbre de couche qui porte le frein , communique le mouvement à l'aide de deux petites lanternes de 12 chevilles, et de deux roues d'engrenage de 120 dents à un autre arbre du compteur, portant une aiguille et faisant un tour pour cent de l'arbre de couche. L'aiguille tourne sur un cadran divisé en 100
farties; elle parcourt donc une division quand arbre de couche de la machine fait un tour, et elle peut indiquer tous les nombres compris entre zéro et cent. ,
Le compteur oflfre un second cadran en tout semblable au premier, et sur lequel tourne aussi uiie aiguille qui est liée avec la première par des engrenages ps^reib à ceux qui transmettent le mouvement du premier arbre du compteur à la
44 NOTiGB 81711 LB PRJUN
première aiguille, La seconde marche donc cent fois moins vite que l'autre, et parcourt une seule division (un centième de tour), quand celle-ci fait une révolution entière. L'inspection des deux cadrans donne ainsi pour chaque instant, sur le second, le nombre de centaines de tours faits par Farbre de couche de la machine motrice, et, sur le premier, le nombre de tours faits en sus du nombre rond de centaines.
Les engrenages ayant tous été faits avec beau* coup de justesse, en acier fondu et en bronse, dans le compteur, ses indications sont parfaitement nettes et exactes.
Les aiguilles sont mobiles à frottement dur sur les arbres qui les portent, en sorte quon peut facilement les ramener à zéro au commence* ment de chaque expérience, et il ny a cependant pas à craindre qu'elles se dérangent ensuite d'elles-mêmes.
Je note le temps écoulé pendant les observalions, en employant une montre dite d ingénieur^ à double cadran , renfei^mant deux mouvements indépendants l'un de l'autre et marquant les secondes. L'un d'eux s'arrête et repart à volonté à l'aide d'un arrêt mobile.
Les aiguilles de celui*ci sont mises à midi au commencement de chaque expérience, en sorte qu'on y lit d'un coup a œil à chaque instant le temps écoulé depuis le commencement de Tex-
Sérience, Le second cadran , marquant l'heure u jour , offre toujours les moyens d'une rectification facile dans le cas où l'on aurait fait une erreur en notant l'heure indiquée par le premier.
DTNitMOIlÉTHlQUS* 4^
Ces divers instrumeiîts éinut en place et prêts Mesure de u à fonctionner, si j opère sur une machine à va- e^lito^Lluon peur dont on demande à connaître en même en charbon temps la force totale et la consommation en com- ^^à'^a^eu^r*''"^ bustible par force de cheval et par heure , je charge les soupapes de la chaudière, après vérifica- charge des tion de leur bon état, de manière qu elles se sou- îa"haudière^. lèvent au moment où la vapeur atteint la tension marquée parle timbre que porte cette chaudière.
Les poids néce^aires sont donnés par la formule .
C^ofi„\^i(n-»-S^ (I)
dans laquelle C -=^ la charge directe sur chaque soupape.
I) = le diamètre du bord extérieur de la zone de contact, c? ;= le diamètre de l'orifice fermé par la soupape.
n =3 le numéro du timbre que porte la chaudière.
La charge directe étant connue , on calcule le poids à suspendre au bout du bras de levier, dit romaine, en tenant compte du rapport inversa des bras de levier et de la charge airecte exercée sur la soupape par le propre poids de la romaine; il est facile de mesurer immédiatement cette dernière charge par expérience, à Taide d\in peson pouvant indiquer les quarts de livre.
(1) M. Tremery, iDgéDieur en chef des mÎDes» a eu la bonté de me communiquer cette formule, qui est le résultat de 1,800 expériences faites avec grand soin, sur le rapport qui existe entre la pression as^ns la chaudière et la charge nécessaire sur le» soupapes de cette chaudière.
46 NOTICE SDB LB FAIIR
Je fais ensuite monter la vapeur jusqu'à ce que
les soupapes commencenl à soufHer notablement ; on remarque le point où se trouve alors le nnercure du manomètre, et Ton a soin d'y maintenir la vapeur autant que possible pendant toute la durée des expériences. De cette manière, presque tous les manomètres que Ton trouve sur les lieur peuvent donner des indications d'une justesse suffisante , quelqu'inexacte que soit lei|r division. Je calcule à priori la pesanteur du poids P, quand les données suffisantes sont connues d'avance, ou je la détermine directement k l'aide d'expériences préliminaires, puis je procède à l'expérience définitive.
coniommaUôn Les industriels qui achètent des machines à vaen comptant p^yp çt ceux Qui eu construiseut, ne s'entendent
ou ne comptant -T ' %, . ^ . •« i •*
paa la miM en pas Ordinairement sur la manière de mesurer la ^<"- quantité de charbon consommée par ces machi-
nes. Les derniers veulent que l'on tienne compte seulement de la quantité de combustible qu'il faut brûler pendant chaque heure de travail pour entretenir la machine déjà en pleine marche; les autres, qui la plupart du temps n'emploient leurs inachines que pendant 12 à i5 heures par jour, pensent qu'il est juste, pour avoir la consommation en charbon de la machine pur heure, de diviser la quantité totale de charbon brûlée par jour par le nombre d'heures de travail réel de la machine; ils entendent ainsi que Ton doit tenir compte de la quantité de charbon employée pour mettre la machine en train.
Sans cherchera résoudre cette question, dont la
solution doit dépendre des usages locaux ou des
conventions arrêtées entre les parties, je dirai
comment j'arrive à trouver la consommation dans
ous les cas.
DYNAMOM ÉTRIQUÉ. 4?
La condition importante à rem jjlir pendant Texpérience est de bien mettre la machine dans les circonstances ordinaires de sa marche.
Tout le monde sait qu'une machine, qui ne fonctionne que six jours par semaine et chôme le dimanche, brûle beaucoup plus de charbon le lundi que les autres jours : la mise en feu, ou quantité decharbon nécessaire pour faire monter la vapeur au point voulu avant de mettre en marche , est quelquefois plus que doublée, et la consommation pendant les premières heures de marche est aussi plus forte qu'à l'ordinaire.
Si donc on voulait avoir exactement la quantité de charbon que brûle une machine dans un jour ordinaire, il faudrait qu'après l'avoir fait fonctionner la veille jusqu'à l'heure habituelle, on commençât les expériences définitives le lendemain à l'heure ordinaire du travail , et qu'on les continuât jusqu'au soir, comme dans le travail de tous les jours. Mais dans la plupart des cas il est inutile d'opérer avec cette rigueur presque mathématique, et l'on obtient une approximation très-suffisante en opérant comme il suit.
Les expériences ont ordinairement lieu le dimanche pour ne pas déranger les travaux des établissements; le frein et tous les accessoires ont été montés pendant les deux nuits qui précèdent, ce qui n'a pas empêché la machine de fonctionner pendant le jour jusqu'à l'heure habituelle. Le dimanche, vers sept ou huit heures du matin, tout est prêt et l'on commence les expériences préliminaires pour déterminer P. Vers midi ce poids étant connu à très -peu près, le fourneau étant chauffé comme dans le travail de tous les jours, et le frein fonctionnant avec ce poids P depuis
48 NOTICB SUR LB FRBIN
environ une heure » je commence l'expérience déliai tive ftuns arrêter la marche de Tappareil. J^exa* mine avec soin l'état du feu sur la grille au moment où il devient nécessaire d'ajouter du charbon pour entretenir la vapeur au degré voulu dans la chaudière^ et je fais prendre le charbon qu'on va employer dans un tas préparé à l'avance et déterminé approximalivement de manière à suffire à la consommation pendant une heure environ.
Ce charbon a été pesé exactement, et quand il est épuisé on le remplace par une pesée nouvelle, jusqu'à la fin de Texpérience» en tenant note de l'heure à laquelle on entame chaque pesée*
Au moment où commence l'emploi du charbon pesé, je mets les aiguilles du compteur k zéro, et je laisse partir le mouvement du cadran, qui sur ma montre peut s'arrêter à volonté* Aussitôt après je note la hauteur du manomètre et celle du flotteur, dont j'ai eu soin de vérifier préalablement le bon état, et je veille pendant toute la durée de l'expérience à ce que Fun et l'autre varient le moins possiblcé Enfin j'ai soin de ne terminer que 4orsque toutes les circonstances de pression , etc. , etc. , sont à peu près les mêmes qu'au commencement*
Quelques constructfîurs dt machines préfèrent ne pas alimenter constamment la chaudière et ne le faire que de demi-heure en demi-heure : cela est indiiiérent quand on opère pendant plusieurs heures.
De dix en dix ou de quinze en quinze minutes, j'observe le nombre de tours faits par l'arbre de couche depuis le commencement, la hauteur du manomètre et l'état du flotteur.
DYNAMOMÉTRIQUE. 4?
J'inscris à mesure les résultats sur un tableau Tableau des portant un numéro d'ordre pour chaque série n<>te«à prendre
*n 1 • 1. , . *^ . I * pendant une
d observations et dispose comme ci-dessous. expérience.
•^ • t» JS a a ^ s* •* o a 75
i!i fi
•sjpjo.p MMMnnu
5o NOTICI SUK LB FREI5
Il n*est besoin d^entrer dans aucune esrplicalion relativement aux colonnes a^ e^f^ les nombres inscrits dans les colonnes fr et c sont lus imniédiatement sur les deux cadrans de la montre ci-dessus indiquée, et leur comparaison faite à inesure qu'on les inscrit, permettant de les vérifier Tun par l'autre, n admet pas d'erreur posfiblc.
Pour plus de promptitude dans les calculs on n'inscrit daps ces colonnes que des nombres entiers 4e minutes.
La colonne à ne contient également que des nombres entiers de tours de 1 arbre de couche, f^xcepté quand celui-ci a un mouvement très-lent. )1 est toujours facile, même dans les mouvements les plus rapides que puisse admettre la manœuvre du tirein ( i ), de lire le qombre exact à moins d'une flemi-unité près, ce qui est; une approxifnatiop plus que sumsante.
Quant à la colonne g^ la valeur de P y reste constante pendapt toute la durée d'une expérience j^ mais on peut fj^ire plusieurs opérations de «uite en faisant varier cette valeur, et sans arrêter l'appareil , c'est ce qui a lieu surtout dans les expé* rieuces préliminaires. (Ces expériences ne doivent inspirer toute confiance que lorsqu'elles ont duré nu moins ufie heure.)
La colonne h renferme des nombrç^ doni
(1) Datis le9 expériences oue j*ai faîtes , la vitesse d«n>» lation de l'arbre portant le îrein , a toujours été cçmprise tntre six et quarante tours par minute. Je ne sais pas jusqu'il «uelte limite on pourrait opérer. Plus ta vitesse est f'i'ande ft moins il est facile de maffnser Iqs oscillations du bra« de tivier.
BTMAMOMÉTRIQUE. 5l
chacun est le quotient des deux nombrr?s qui , se trouvant dans la même bande horizontale que lui , sont aussi respectivement dans les colonnes c et d.
L'examen des nombres de la colonne i fait voir les erreurs que Ton commettrait en admettant pour N des réduites portant sur dix ou quinze minutes seulement d'observation ( i).
Enfin l'on inscrit dans la colonne k l'heure où l'on entame et celle où l'on finit chaque pesée de charbon»
Quandune machine motrice est en bon état et
3u'eUe a fonctionné les jours précédents, la valeur e N) prise dans la colonne h, après une heure de marche ne varie plus jusqu'à la fin de Texpérience que d'un à deux dixièmes; souvent elle reste constante tandis qu'on observe des variations considérables dans les nombres de la colonne i.
Quant à la colonne Ar, en comparant entre elles les heures où il a fallu entamer chaque pesée de charbon y on reconnaît qu'au bout de deux heures les variations sont à peme de cinq minutes pour la durée de chacune d'elles, en sorte qu'il suffit d'opérer pendant quatre heures consécutives pour avoir une réduite extrêmement voisine de la vc-
(1) Dans une expérience que j'ai faite sur une machine à vapeur pendant six heures consécutives, la valeur de N, prise dans la colonne i, a varié de 6'<>"",8 par minute à 9^®"", 6 : ce qui faisait varier la valeur de X de 6*^''*^-,4i à 9*-*'''* -05. A. la véiîté la tensiou de la vapeur avait éprouvé des changements notables, mais il n'avait pas été possible au chauffeur de les empêcher, probablement à cause de la fausseté des indiiuitionsdu manomètre, qui était très-imparfait. La valeur de N, prise dans la colonne h pour la même expérience, n'a plus varié que de deux dixièmes de tout* après deux heures de marche
5 a noTicfi suh lb FUiir
rite. J*ai prolongé plusieurs ojpéralions pendant sept heures consécutives » et j'ai toujours trouvé que les réduites, prises sur tout ce temps pour la force et la consommation de la machine d'épreuve, étaient les mêmes que les réduites, prises sur les
auatre preniières heures. Des opérations, hien connites pendant quatre heures consécutives, suffisent donc toujours pour déterminer d'une manière exacte la force et la consonunation d'une machine à vapeur.
La consommation qu'on obtient ainsi est celle ui est nécessaire sans tenir compte de la mise en eu. On détermine à part cette mise en feu si cela est utile, en arrêtant un jour la machine à l'heu re ordiuai||p , toutes choses étant dans leur état habituel , et le lendemain matin , faisant allumer le feu également à Theure ordinaire , et notant la quantité de charbon nécessaire pour feire remonter la vapeur jusqu'au point où elle doit être arrivée pour la marche régulière de la machine.
Comme chacun sait, le nombre de chevaux de force que doit donner une machine en bonne marche n'est pas toujours l'effet utile maximum absolu qu'elle puisse produire. Son effet utile
1>eut varier dans des limites très-étendues , selon a quantité de charbon qu'on îui fait consommer, et le frein sert à déterminer, non-seule^ ment l'effet utile donné par la machine dans chaque cas où on veut la placer, mais encore la quantité de charbon qu'il faut brûler dans chacun de ces cas.
La plupart du temps , la vitesse normale d'une machine a vapeur est indiquée à l'avance, ainsi que le nombre de chevaux que celui qui l'a construite s'est enj^gé à fournir. Et il s'agit de déter-
BTNAaOMÉTRIQUE. 53
miner, i"" si la machine peut bien fonctionner en donnant cette force; s*" quelle quantité de charbon lui est nécessaire pour satisfaire à cette condition. Ou peut alors supprimer les essais préliminaires et charger immédiatement Jes plateaux du frein de la manière convenable , ce qui abrège de beaucoup les opérations.
Sachant mesurer avec le frein la force totale d'un moteur, il est facile de concevoir comment dans tous les cas on arrive à trouver :
1^ Quelle est la puissance d'un moteur;
a" Quelle partie de cette puissance est absor- prmdpMw^* bée par telle machine qu'il met en mouvement; remploi da
3" Quelle partie de cette puissance reste dispo- j^'r^oudr*. nible s'il y a un excès de force.
Enfin à cette énumération des résultats auxquels on arrive à l'aide du frein on peut ajouter:
^ Qu'il sert à obtenir par expérience directe la quantité de charbon que brûle une machine à vapeur, par heure et par force de cheval^ dans toutes les circonstances ou elle peut être placée.
Le frein que j'emploie est un appareil assez cat où Von dispendieux à faire construire, parce que j'ai cher- ^*"j\.„i^]']J[n ché à ce qu'il pût être employé à peu près dans frein à pen toutes les localités du département de la Seine- ^* *^*"* Inférieure; et que j'ai regardé comme une condition essentielle qu'il ne donnât lieu à aucune malpropreté dans Fintérieur des ateliers où il serait employé.
Mais, sil on ne tenait pas à ces conditions, il serait facile d'en établir un dans un cas donné pour une somme de 3oo à 5oo fr. si la force à mesurer ne dépassait pas 6fi à 5o chevaux, et surtout si les localités permettaient de faire couler d'une seule pièce la lanterne en fonte sur laquelle s'o-
54 NOnCB SUA U FHEI5
père le frottement. On peut alors donner k cette lanterne la forme d'une simple roue ou poulie en fonte, dont )e mojeu est réuni à la circonfé* rence par quatre bras. Quand on fait fonctionner l'appareil , on graisse comme à l'ordinaire la sur^ face extérieure de la lanterne et Ton dirige le jet de la pompe à incendie contre la partie intérieure de cette surface. Un seul homme suffit encore dans ce cas pour manœuvrer la pompe. L'eau re^ jaillit de toutes parts contre les bras et la surface intérieure du pourtour de la lanterne, mais il n'en arrive pas assez entre la surface extérieure et les mâchoires du collier pour empêcher le frottement d'être doux et régulier.
J ai fait plusieurs expériences de cette manière et elles ont toujours bien réussi.
Quand les localités le permettent il vaut mieux augmenter que diminuer le diamètre de la lanterne du frein.
Si Ton pouvait donner à cette lanterne 80 à 90 centimètres de diamètre au moins ^ et qu'il fût nécessaire de la former de deux pièces, on supprimerait les oreilles que j'ai placées sur les joues , et on y suppléerait par des boulons ajustés convenableôient k l'intérieur pour réunir les deux parties de la lanterne.
Cette disposition permettrait de lui donner plus dé léG;èreté , et de disposer, d'une manière plus simple que celle que j'ai adoptée, les ap« pareils pour l'entrée de 1 eau dans la lanterne et pour sa sortie; mais, ainsi que je l'ai dit, j'avais pour but essentiel de construire un frein qui pût être employé dans toutes les localités du département de la Seine^Inférienre , et j'aurais de beaucoup restreint son emploi en augmentant le dia* uiètre de la lanterne que j'ai fait Ëiire.
DTNAMOMÊTKtQUE. 55
EXPLICATION DES PLANCHES letlL
FlOUkB 1.
Projection tUs parties principales de V appareil sur un plan perpendiculaire a l'attre de couche.
a Section de l'arbre de couche par le plan sur le-
quel est faîte la projection.
bb Circonférence de cercle qui limite la face ou
joue antérieure de la lanterne.
ce Circonférence de cercle qui limite la face ou
joue postérieure de la lanterne.
dd Espace vide ménagé sur chacune des joues de la lanterne ; cet espace est assez large, quand lès deux moitiés de la lanteime sont réunies , comme sur la figure, pour permetti^ le passage d'un arbre de couche ed fer ou en fonte, transmettant la force de quarante cheirant avec une vitesse de vingt-cinq à trente tours par minute, ee Trace du plan de jonction des deux moitiés de
la lanterne ; ce plan passe par l'axe de l'arbre de couche.
f}fj%f Quatre oreilles servant à réunir invariablement les deux moitiés d,e la lanterne , à l'aidé des bôU« Ions et écrousg-,^,^,^/ la face postérieure de la lanterne porte quatre autres oreilles entièrement semblable^ à celtes'CÎ* gigfgig\ Quatre boulons et ëcrous qui réunissent les oreilles ffffi ii y en a quatre autres semblables à la face postérieure.
hh Bord extérieur d'un renflem^it en forme de moyeu existant intérieurement et extérieurement sur chaque joue de la lanterne , pour mieux résister aux cales.
hhh^ Quatre ouvertures pratiquées dans la joue antérieure de la lanterne ; elles servent à permettre l'introduction de l'eau dans son intérieur pendant I9 marche de l'appareil..
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