‹ Notice sur la ChineChapitre 15 sur 26 · VOIES DE COMMUNICATION · texte numérisé non relu

VOIES DE COMMUNICATION

^ Dans un pays avec des fleuves en nombre d'une impor-

\ tance considérable, les cours d'eau sont des voies de corn-

\ muuication indiquées par la nature (jue la main de l'homme

I a complétées par des canaux, c'est dire que le Kiang, le Han,

' le Yun-ho, etc., servent au trafic de province à province,

[ jusqu'à la mer. Dans certaines provinces comme le Kouang-

I touQg, le système fluvial est tellement important qu'il sert

I presque exclusivement au transiK)rt des marchandises. On

I ' voit courir sur ces fleuves les rapides bateaux des postes, et

I les nombreuses jonques des voyageurs et des n^ociants.

L'influence des étrangers s'est fait sentir par la création de Compagnies de navires à vapeur qui remontent les rivières de Canton, de Fou-tcheou, de Nmg-po, de Changhaï, de Tien-tsin (Pei-ho), de Niou-tchouang ; la plus grande pénétration des vapeurs dans l'intérieur est par le Kiang, qu'ils n'ont pu remonter, pendant longtemps, que jusqu'à Han-keou; leur but est maintenant I-tchang et Tchoung-King. Sans supprimer les routes de terre, ces routes de cours d'eau leur enlèvent beaucoup d'importance ; la principale est peut-être celle qui, partant de

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Peking va dans le ^tchouaa en passant par le Qian-si et le Qien-si il laut recomialtre que ces roules sont aujonrd bui généralement mal entretenues et parlois trop étroites , quHid elles ne sont pas pa\eos la pluie ou la

Charrette da Nord.

poussière, suivant la saison, en rendent l'usage extrêmement difficile ; quand elles sont pavées, les larges dalles disjointes n'ajoutent en aucune façon au confort du malheureux voyageur, affreusement cahoté. Ceux qui ont pratiqué la route dallée de Toung-tcheou à Peking, et ce n est pas

la plus mauvaise, en sa\cnt quelque clioso On voyage sur ces routes, soit à cheval soit en chaise à porteurs soit en charrette, nous donnons ici un siecimen des charrettes employées dans le Nord elles ne sont pa suspendues, et vous secouent de la plus abommahle façon Dans le Nord, les chaises sont soutenues nar un plus (U moins grand nombre de porteurs suivant 1 unportance du

personnage ; dans le Centre, et surtout dans le Sud, elles sont très universellement employées ; mais dans le Nord, elles ont un caractère beaucoup plus officiel, et par suite, leur usage est restreint à certaines classes. En Mongolie, et particulièrement sur la route de la Grande Muraille, les Toyageurs, spécialement les dames, se servent de chaises, soutenues en avant et en arrière par un mulet. L*âne est encore, dans le Nord, fort utilisé pour les transports. Le cheval chinois s*est singulièrement amélioré depuis une trentaine d'années, grâce aux achats faits après l'expédition de bons chevaux de Sikhs, avec lesc[uels on a fait d'excellents croisements avec les ponies de Mongolie. Pour les courtes distances, le Chinois emploie volontiers une brouette à une roue, de chaque côte de laquelle un individu peut s'asseoir; parfois, un individu est remplacé par un paquet ou un animal; il m'est arrivé plus d'une fois de voir, allant au marché, un Chinois avec un cochon attaché auprès de lui. C'est un moyen de voyager très pratique dans les sentiers étroits, oui sont si nombreux dans les provinces centrales de la Chine. Dans le N., la force de propulsion du brouetteur est augmentée par l'addition de voiles adaptées à la brouette. Le petit chariot, bien connu depuis l'Exposition sous le nom ae pousse-pousse^ a été importé en Chine du Japon sous le nom de Jinricksha il y a quelque dix-huit ans, mais il n'est en usage que dans les concessions étrangères, le mauvais état des routes ne permettrait pas à ce genre de véhicule de circuler au loin. Les Chinois se sont montrés rebelles à l'introduction de chemins de fer dans leur pays ; un premier essai a été fait, il y a une quinzaine d'années, entre Chang-haï et Wou-song, distance d'environ quatre lieues, mais les Chinois ont racheté la ligne et l'ont transportée à Formose; leurs efforts dans le Tche-li sont absolument locaux, mais les projets russes de chemins de fer transsibériens les ont inquiétés, et un décret impérial vient d'ordonner la construction du premier tronçon d'une ligne de Peking à Moukden en Mandchourie, par Chan-haï-Kouan (Grande Muraille) . La Chine est maintenant rattachée à l'Europe par un câble électrique, dont la construction, qui remonte à dix-neuf ans, est due à une compagnie danoise, et par le câble russe, qui va de Vladivostock au Japon, et du Japon à Chang-haï ; il y a vingt ans, le câble S. s'arrêtait à Singapour, et de là, les dépêches étaient transportées par bateaux à vapeur en Chine ; au N., un Anglais, nommé Grant, avait établi à travers la Mongolie un service de courriers oui portaient les dépêches, venues par la voie de Russie, de Kiachta à Peking. Le moyen de transmettre télégraphiquement les caractères chinois a été mis en pratioue par un ancien capitaine du port de Chang-haï, S. A. Viguier.

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